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Google célèbre les 30 ans de PacMan

mai 21st, 2010

Bon, après la mise en place d’un codec HD libre, Google qui fête Pacman, on dirait que le géant de la recherche veut regagner l’amour des geeks. Ben, ça marche, je sais pas vous mais moi retrouver un doodle qui célèbre les 30 ans de PacMan ca m’émeut.

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En plus, c’est pas juste une image, on peut jouer à Pacman dedans, c’est un jeu flash (non, c’est même pas du flash en plus)! Snirf, c’est beau!

Cathegorie(s): Divers

[TEST] Linux Mint 9 : Ubuntu en mieux?

mai 21st, 2010

Dans l’univers des forks d’Ubuntu, Linux Mint est sans doute l’un des mieux fini. Si jusque là, je m’étais laissé rebuter par son interface trop verte, la découverte des nouveautés de la dernière version, Isadora de son petit nom (sortie cette semaine), m’a mis l’eau à la bouche et donné envie d’essayer.

mint_logo

Au cœur d’Isadora

Pour résumer, Linux Mint 9 est basé sur Ubuntu 10.04 TLS et donc reprend tout les avantages de la distribution Linux grand public, notamment son support LTS de 3 ans.  Comme tous les forks, Isadora vient greffer à Ubuntu un lot de codecs et d’applicatifs qui font défaut à la distribution mère. Je m’étendrai peu sur ces ajouts, après tout Ubuntu fait ses choix pour répondre au mieux aux besoins de ses utilisateurs mais ne peut pas installer l’ensemble des logiciels Linux existants sur sa distribution. De toute façon, là n’est pas la force de Mint. L’équipe de développeurs a plutôt fait un travail beaucoup plus en profondeur afin de réellement refondre Ubuntu et non simplement lui appliquer un thème graphique. Ainsi, Isadora va proposer son propre gestionnaire de fichiers, un répertoire de 30 000 applications, un utilitaire de sauvegarde et une interface à l’ergonomie extrêmement efficace.

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Souvent, on conseille aux personnes désirant s’essayer à Linux de s’installer une Ubuntu. Honnêtement, je pense qu’à présent je conseillerai Mint aux plus novices.

Ergonomie vraiment différente

Isadora repose sur les gestionnaires de fenêtres Gnome 2.30 et Xorg 7.4 mais a fait un réel travail de fond pour proposer une interface réellement différente. Certains détracteurs lui reprocheront une trop grande ressemblance avec Windows. C’est totalement vrai, je dirai même que c’est la plus ressemblante à Windows (fonctionnalités comprises) que j’ai vu depuis longtemps mais cela ne fera qu’aider les utilisateurs les plus réticents à faire leur premiers pas “libres”.

Bureau : le bureau Isadora ressemble à un bureau de Windows XP. Exit la barre de menu gnome supérieure tandis que la barre inférieure contient maintenant un bouton Menu, l’icône de gestion des mises à jours, l’icône de gestion du réseau, l’icône de gestion du son et enfin la date et l’heure.

bureau

Menu : autant tout de suite s’y faire, tout sur Isadora passe par le menu. Celui-ci se découpe en 2 : une partie latérale gauche fixe, et une partie droite contextuelle.

menu_mint

Là encore, la ressemblance avec le menu Windows est frappante. Par défaut, le menu contextuel est callé sur les favoris (applications les plus fréquentes) et propose un lien vers les applications. Une fois cliqué sur le lien “Toutes les applications”, on se retrouve avec la liste de toutes les applications installées sur son Mint, catégorisées comme sur tout Gnome.

8_mint_appli

Pour faciliter le tout, un champ Filtre permet une recherche par nom. Si vous tapez par exemple firefox dans ce champ, le menu contextuel vous proposera les programmes comprenant firefox dans leur nom et description (classés par pertinence). Dans mon cas, le navigateur Mozilla Firefox me sera proposé. Ce qui frappe, c’est la rapidité du filtre, le mot n’est pas encore fini d’être tapé que des choix commencent à apparaitre.  Si vous trouvez Windows 7 rapide dans cette fonction, vous allez prendre votre claque tant Mint l’est beaucoup plus.

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A noter également que le menu est paramétrable via un simple clic droit > option.

Centre de contrôle : A l’image du panneau de configuration Windows, Isadora propose un centre de contrôle afin de piloter l’ensemble des paramétrages possibles pour votre distribution. Les options sont classées en 6 groupes : Personnel, Apparence, Internet et réseau, Système, Matériel, Autre.

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Sur la capture d’écran, ma machine virtuelle est en 800*600. Sur une plus grosse résolution, l’utilisation du centre de contrôle est d’autant plus simple.

Là encore, la recherche peut-être affinée par un filtre si l’on sait ce que l’on cherche. Par exemple, un pare-feu étant installé par défaut dans Mint 9, il vous suffit de taper pare-feu pour accéder à ses options de paramétrage.

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Gestionnaire de mise à jour : souvent, les nouveaux arrivés sous Linux négligent la sécurité et les mises à jour. Sous Isadora, une icône de la forme d’un bouclier dans la barre de menu vous notifie l’arrivée de mises à jour pour que cela ne tombe pas dans l’oubli. Il suffit de cliquer sur l’icône de notification pour lancer le gestionnaire de mises à jour. Chaque mise à jour peut être sélectionnée/désélectionnée. Celles-ci sont tagguées par niveau de priorité afin de pouvoir déterminer les essentielles.

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Une fois son système à jour, le bouclier de la barre de menu est coché vert. Là encore, on retrouve la gestion de la sécurité à la Microsoft.

 

Du reste pour l’interface, rien de particulier à signaler si ce n’est peut-être qu’en raison d’une intégration de Compiz, des effets de fondu, transparence, etc. sont proposés. C’est plastique mais ça plait (ou pas). S’il fallait résumer le travail d’interface de Mint 9 Isadora, je dirais qu’en dépit d’une interface trop Windows-like, le travail accompli est phénoménal et très réussi. L’ergonomie n’est vraiment pas en manque puisque l’on prend tout de suite ses marques. L’avis de ma geekette (ma beta-testeuse officielle) sur la question illustre bien les faits : “En général, j’aime pas les Linux que tu me montres mais celui-là il est bien. Il est facile.” Facile est sans doute le maître mot de l’interface à la sauce Mint.

Notez quand même que si l’interface passe sans soucis sur les faibles résolutions, elle n’a pas été faite pour. Du fait, les configurations Netbook en 800*480/800*600/1024*600 risquent de se retrouver avec des fenêtres qui ne peuvent pas s’afficher complètement dans l’écran.

Sauvegarder? facile…

Je ne vais pas lister tous les atouts de Mint, puisque pour beaucoup ceux-ci sont les mêmes que pour tout Linux. Qui plus est Mint bénéficie de la rapidité, de la stabilité et du support matériel de Ubuntu. Mint est ultra simple à installer via un live CD/DVD/USB grâce à l’installeur Ubuntu (qui a été légèrement remanié en la circonstance pour coller au thème graphique de Mint) ou même directement depuis Windows.

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Mais s’il est un point dont je ne peux pas ne pas parler au sujet de Mint, c’est son gestionnaire de sauvegarde. En trois clics on peut décider de sauvegarder ses données ou ses programmes (!). Besoin de formater, de changer de machine ou encore de migrer de version sans risque : cet utilitaire est là pour vous apporter la flexibilité et la sécurité d’une sauvegarde via une interface déconcertante de facilité. En un mot : BRAVO! Pourquoi n’est-ce pas encore le cas sur chaque distribution?

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Je finirai ce test sur ce point. Linux Mint 9 Isadora est vraiment une très bonne surprise. Rapide et forte des avantages de Ubuntu, elle apporte aux moins techniques une interface vraiment très simple et très attractive. Certes, très Windows aussi, mais on a rien sans rien. Linux Mint est également assortie d’une communauté importante et très active. On ne peut d’ailleurs pas décemment passer à coté du site Linuxmint-fr tant celui-ci est bien fait et fourmille de conseils et tutos.

Pour résumer, si vous revendiquez une identité volontairement différente des majors privés (tel que Apple et Microsoft) et que vous aimez plus que tout l’attrait technique de Linux, fuyez Isadora! Par contre, il va sans dire que les utilisateurs qui veulent une distribution simple et attractive (notamment pour débuter) vont être ravis de découvrir cette distribution.

 

Cathegorie(s): Software, Tests

Interview d’un acteur du libre : Rodolphe

mai 21st, 2010

Je vous ai présenté il y a peu la distribution Voyager, fork très design de Ubuntu. Son papa, Rodolphe, a accepté de répondre à quelques questions au sujet de son bébé et de ses motivations. L’occasion de revenir sur le travail titanesque qui est abattu pour la réalisation d’une distribution Linux, notamment en amont par nombre d’acteurs de l’ombre.

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Travaillant depuis 2008 sur sa distribution, celui-ci nous explique que sa volonté de développement est avant tout portée par une éthique voire même des choix politiques. Sa philosophie pourrait se résumer à “faciliter la complexité”. Bel état d’esprit. Voici donc son Interview :

Geek de France : Peux-tu te présenter pour GDF ?

Rodolphe : Pour tout dire, je viens du monde du spectacle. Éclairagiste est mon métier. Théâtre, cinéma…Puis j’ai fait une école de cinéma pour m’essayer à la réalisation. D’où le nom de mon site Ciné9. Donc, peut-être cela explique-t-il le fait qu’en réalisant quelques petites fictions sans prétention pour le câble, j’ai dû apprendre à utiliser des logiciels de montage, pour faire mes films. Abobe Première pour être précis, sur XP, par manque de moyens; bien qu’avant, des amies dans le montage, m’aient tout fait gratuitement. C’est là, que tout a commencé pour moi en informatique. Il y a environ 5 ans. Puis, de fil en aiguille, j’ai cherché du libre pour les logiciels et je suis remonté à Cinelerra et les premières moutures de Kdenlive sur Suze, Mandriva, Fédora. Ce dernier (kdenlive) était d’ailleurs très prometteur à l’époque. Audacy pour l’audio…Donc, la voie était ouverte pour mon entrée dans le monde du libre (open source) par le biais du cinéma, si je puis dire, pour faire court.

kdenlive-01De plus, je trouvais intéressante et motivante cette idée d’une communauté de gens, cherchant par tous les moyens à ouvrir une fenêtre sur le partage par le biais du numérique. Cette mentalité est en recul partout dans nos sociétés post-industrielles où l’individualisme et l’argent priment sur tout, et on voit où ça mène aujourd’hui. Alors, je ne dis pas que le libre va transformer la société,  mais il a quand même une portée symbolique non négligeable. Et c’est important, d’avoir des îlots symboliques qui montrent haut et fort une autre façon de voir pour ceux que la vie rend incapables de la moindre réflexion personnelle sur les enjeux d’une société qui fonce tête baissée dans le tout-numérique avec son cortège de réduction des libertés publiques et de logiciels payants aux codes sources fermés. On le voit avec les lois Hadopi. Au fond, ceux qui défendaient le libre au début, avec un certain amateurisme face à une révolution numérique portée par un Windows omnipotent, se retrouvent aujourd’hui à défendre quasiment les libertés publiques, telle la quadrature du net et un peu, chacun d’entre nous, l’open source, avec des variantes bien sûr. Car en Chine où l’open source est développé, on voit sur quel terreau cela se fait. En tout cas, Linux avait plusieurs coups d’avance.

logo_hadopi

 

A l’époque, personne ne savait comment cela allait tourner. C’était tout nouveau. Et je peux dire que j’y étais. Et j’ai senti le vent tourner, le mariage forcé ou heureux du réel avec le virtuel. Si j’insiste beaucoup sur ce sujet, c’est que l’arrivée du live CD Voyager en 2008 avec Ubuntu Juanty est liée aussi à cette démarche, à cette bataille d’une pensée contre une autre qui souhaite tout marchandiser, et réduire les fonctionnements de chacun dans le numérique à des règles écrites pour satisfaire les intérêts de quelques uns qui se moquent des citoyens que nous sommes. Et la culture dans ce combat n’a pas été à la hauteur des enjeux. Une poignée d’artistes seulement ont vu le danger venir et ont refusé Hadopi. L’actrice Deneuve en tête, que je salue pour son courage, face à des Arditti et Costa Gavras (pourtant pourfendeur de toute répression, ses films en témoignent). C’est dire si le numérique rabat toutes les cartes de nos modes de fonctionnement et si nous sommes tenus chacun de choisir notre camp, mais pas toujours avec la clairvoyance adéquate. D’où notre rôle. Dans Voyager, il y a un peu de cette poussière de combat.

 

 

Geek de France : Tu as créé la distribution Voyager, qu’est ce qui t’a motivé ?

Rodolphe : Avant l’arrivée de Voyager et la fin de mes montages de films, comme j’adore le dessin, je me suis essayé à faire dans un premier temps des packs d’icônes en PNG SVG déposés sur le site Gnome look. Comme un enfant qui tâtonne et cherche à grandir dans le labyrinthe informatique, qui à l’époque montait en puissance. J’ai dû faire une vingtaine de packs dont certains sont sur mon site. C’était ludique et ça me revient sans cesse. Tout cela pour Ubuntu, une distribution que je trouvais d’une grande simplicité à l’époque, comparée aux autres distributions. Il y avait, avec Ubuntu, comme une démocratisation de Linux, comme il y a eu une démocratisation de la culture sous Malraux. Alors évidemment, cela a des effets pervers comme dans tous les phénomènes de masse comme celui-ci: “Ubuntu=Linux”, alors que la communauté est diverse et riche. J’adore Fedora par exemple…Mais on ne peut aller contre le vent de l’Histoire!

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Ubuntu est arrivé au bon moment pour ceux que Linux rebutait par sa complexité et ses lignes de commandes, ses problèmes incessants, relevant des capacités de l’informaticien aguerri. Et puis Ubuntu France s’est installé avec une communauté sans pareille, ce qui lui a donné un souffle, une puissance d’entrainement, l’idée qu’on faisait partie de quelque chose de particulier, en marge, alors que Windows écrasait tout sur passage. Maintenant les choses ont bien changé. Le libre et le payant se livrent à une danse ensorcelante pour savoir qui de l’un ou de l’autre remportera la mise. A mon avis, personne. La crise économique qui se profile risque de tout rabattre à nouveau. Mais, comme je le disais, il est important que la charge symbolique faite de gratuité et de partage, demeure. Et que certains la brandissent tel un drapeau face à Apple, par exemple, et au prix exorbitant de ses logiciels et à la fermeture de ses codes sources. Le live CD Voyager est né ainsi, dans ce bouillonnement contradictoire d’un monde passant à un autre, numérisé. L’idée était d’ajouter une petite pierre à l’édifice, sans prétention, et de la faire partager à tous. Avec cette grande idée, un peu perdue mais qui reviendra, de la gratuité qui a à voir avec le don. J’insiste encore, mais c’est capital: Voyager est né pour ajouter de l’humanisation dans l’informatique, un design, de la gratuité, faire connaître des logiciels, tout d’un bloc, pour le débutant comme pour l’aguerri.

 

Geek de France : Peux-tu brièvement expliquer tes choix techniques ?

Rodolphe : Ubuntu pour sa simplicité, ses mises à jour, et parce que c’est une distribution connue d’un large public aujourd’hui. Gnome pour sa simplicité aussi, sans trop de fioritures, bien qu’il soit un peu lourd pour les vieilles machines. Autre point important de Linux: il fait revivre de vieilles machines laissées au bord de la route par la politique de Windows et d’Apple qui imposent toujours plus d’outils gourmands en mémoire vivre, Cpu, carte graphique etc… Mais pour revenir à mon sujet, j’ai mis l’accent sur le design de Voyager, car on passe de plus en plus de temps dessus, et que la beauté, même dans le numérique, n’est jamais à délaisser. C’est ce qu’avaient déjà bien compris Apple, puis Windows et, trop tardivement, Linux.

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Beaucoup ne s’intéressent pas à ce qu’il y a sous le capot. Il y a des gens qui prendront la chose pour son aspect extérieur, le côté ludique. C’est ainsi. On ne va pas refaire le monde. Moi aussi, j’aime bien ce côté là. Regardez tous ces screenshots sur le net des bureaux de chacun. C’est aussi un jeu. Et pourquoi pas ! Mais ceci dit, j’ai passé le plus clair de mon temps à essayer de trouver des logiciels pertinents pour Voyager, pour concilier sécurité, fiabilité et multiplateforme. J’aime l’idée de possibilités infinies. C’est cela aussi l’open source! Les outils sont là: Globalmenu, cairo-dock, gnome-do, Nautilus-Elementary, etc., à vous de vous faire votre maison numérique. J’ai aussi mis un soin particulier pour les codecs, la transformation par simple clic d’une vidéo, les scripts pratiques. Et la Tv en scripts qu’on peut enregistrer… Un débutant peut le faire. Amener toujours le complexe à la simplicité: voilà toujours un peu le crédo de Voyager.

 

Geek de France : As-tu travaillé seul ou en équipe sur ce live ?

Rodolphe :  Non, je travaille seul. Même si en fait c’est faux car je bénéficie du travail des autres. Je ne cesse de lire dans les forums, de discuter, etc. Un travail de l’ombre, peut-être le plus difficile. De nouveaux scripts à tester, des sites etc…Mais je tiens à dire que sans les autres, Voyager n’aurait jamais vu le jour. A commencer par Debian, Ubuntu et Linux en général. Que les choses soient claires. Je ne suis qu’une petite pierre dans l’édifice Linux. Ce n’est qu’une personnalisation. Un Fork.

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Tout ces anonymes du numérique, je tiens à les remercier. Eux qui ne m’ont jamais vu, ne me connaissant que par une signature numérique. Merci, car il y a beaucoup d’eux dans Voyager. D’une certaine façon, je n’ai fait que reprendre et réadapter le travail des autres. Un travail souvent non reconnu à sa juste valeur. C’est un peu ce qu’on reproche à la communauté Ubuntu face à Debian et au monde linux en général : qu’elle récupère (égoïstement) un travail de fourmi fait par d’autres.  Ubuntu fait son succès sur le dos de la communauté.Il y a un peu de vrai dans tout ça. Mais comme je le disais précédemment, ils ont démocratisé Linux et pour cela, on leur doit beaucoup. Le rendre accessible. Pour tout un chacun.

 

Geek de France : Que représente précisément en charge de travail un chantier comme celui-ci ?

Rodolphe : C’est énorme: 2 à 6 heures par jour, la nuit en général, pendant 4 mois sur les 6 de la beta d’Ubuntu. Puis, une fois la Release sortie, il ne restait plus qu’à travailler le Live CD ou DVD. Cela dépendait de mon temps. Mais je vais toujours jusqu’au bout, malheureusement même de mes erreurs, car je ne les vois pas. C’est après coup. Et j’en fais. Puis je reviens dessus.

Alors pour la fabrication, c’est très simple. Je fais tout sur la beta d’Ubuntu. Je note tout ce que j’y ai mis. Puis je réinstalle au propre la version finale. Je remets tout par des scripts ou en lignes de commande. Et après je teste, je rajoute, etc…Il m’est arrivé de refaire 10 fois le Live en une journée pour le tester!

 

Geek de France : Comment gères-tu le suivi des bugs ?

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Rodolphe : Le suivi des bugs, je le laisse à Ubuntu! Car tout est sous dépôt officiel d’Ubuntu, sauf pour les logiciels Exotiques, d’où l’importance d’un gros travail en amont de tests de ces logiciels (comme Cairo-dock ou global menu qui par exemple ne marchent pas sous Firefox et Openoffice , bien que tout fonctionne mais sans le panel globalmenu, jusqu’aux dernières nouvelles. Mais marche suffisamment par ailleurs pour le laisser.).

 

Geek de France : As-tu d’autres projets (liés ou non à Voyager) sur lesquels tu es en cours de travail et dont tu voudrais parler ?

Rodolphe : Pour les projets, j’avais une version Hybrid en cours: Gnome et une dose de Lxde pour sa rapidité. Mais je ne sais pas si j’en aurai le temps. Mais il est clair que la rapidité d’action est l’avenir du numérique et de la protection des données. C’est bien ce qu’a compris Google avec son Chrome et Chromium pour la version libre, avec son design épuré en avance sur ce coup. Surtout avec sa suite Online doc. Ca marchera, c’est sûr: 8 secondes et vous êtes sur internet, vous pouvez parler à quelqu’un tout de suite. C’est l’illusion du réel dans le virtuel, l’instantanéité, le rapport homme-machine qui se simplifie à l’extrême faisant oublier la technique.

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Par contre, Google, niveau données personnelles, ce n’est pas le top, c’est même plutôt une régression! Et je pense que c’est ici que linux doit marquer sa différence, notamment Ubuntu, sinon, gare à la rumeur sur internet. Un retournement peut s’opérer, sauf pour ceux que rien n’effraie. Nous avons de superbes outils ingénieux mais aux mains des pouvoirs en place dont le contrôle de tout et tous est un réflexe naturel, c’est plutôt la régression qu’on risque de voir arriver. A mon avis, c’est cela aussi l’avenir pour linux; préparer la parade à cette entrée massive du politique et du monde marchand dans la vie privée des citoyens que nous sommes, pour récolter de quoi alimenter leurs desseins, dont la nocivité varie selon les époques et les enjeux du moment. Face aux citoyens de ce pays démocratique, je pense que Linux et la communauté du monde libre ont une carte à jouer. Même si on peut trouver cela présomptueux, je pense quand même que Linux a rehaussé l’image qu’on pourrait se faire d’une civilisation numérisée, accessible à tous, et protégée par les intégristes de la surveillance civile. En tout cas, elle s’est montrée à la hauteur dans ce rôle de veilleur, d’avertisseur, pour une démocratie numérique en plein ascension avec ses bons et mauvais côtés comme dans tout (car l’ignorance est le pire des maux pour la démocratie). Pour cela, je ne suis pas mécontent que le Live CD Voyager y contribue à sa façon. Car la numérisation totale de la société, c’est pour bientôt et les enjeux en termes de liberté et d’échanges entre nous, sont colossaux. Mais saurons-nous nous protéger contre nous-mêmes ? Ne pas fondre complètement dans le tout numérique, revenir au réel? Ce sera mon dernier mot.

 

Merci à Rodolphe d’avoir bien voulu se prêter à ce jeu de questions/réponses. Pour rappel, Rodolphe est le créateur de la distribution Voyager, basée sur Ubuntu. Voyager, testée ICI pour Geek de France, est disponible sur ce site. Et, voyager en vidéo, ça donne ça (d’autres vidéos sont disponible sur le site de Ropholphe) :

Cathegorie(s): Divers, Software

[TEST] Media Center – 3 : plus loin dans Windows Media Center

mai 21st, 2010

Remarque : cet article est le troisième d’une série dédiée au Media Center. Je vous rappelle qu’en laissant un commentaire sur cet article, vous pouvez gagner une clé USB TNT AverTV.

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Regarder la TV sur son PC c’est bien mais ne suffit pas à rendre indispensable une suite Media Center. Le media center c’est aussi la gestion de sa médiathèque : photos, vidéos, musique…

 

Dans ce contexte, le logiciel Windows Media Center est très complet. Voyons cela ensemble.

Photos

Les photos de famille, de vacances, etc. la photo numérique a transformé les ordinateurs en un album photo 2.0. Ce Que Windows Media Center va permettre aisément. Les images sont disponibles sous la forme de galeries qui peuvent être utilisées pour des diaporamas.

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On peut ordonner les images par défaut par nom, date ou classification. On peut également faire pivoter les images si elles ne sont pas dans le bon sens. Les diaporamas d’une temporisation qui rend agréable le visionnage.

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Par contre, le diaporama se fait de toute la galerie ou ne se fait pas; impossible de sélectionner seulement une partie des photos.

Musique

Bien que maintenant l’accès à la musique est beaucoup plus facile par Internet, nous utilisons encore beaucoup de nos MP3 comme bandes sons. Dans ce contexte, Windows Media Center se présente comme un player assez simple et agréable. Doté d’une interface coverflow, il permet de naviguer entre les albums via les vignettes des pochettes.

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Du reste, le lecteur ne propose pas d’options spécifiques autres que la lecture. On peut également lancer un album et continuer de naviguer dans Media Center. Pratique pour, par exemple, regarder des photos pendant que la musique tourne.

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Vidéo

Après la TV, gérer sa filmothèque est sans doute l’usage le plus important d’un Media Center. A cet égard, Windows Media Center n’est vraiment pas le meilleur.

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La navigation se fait via des vignettes reprenant le nom des films. Mais, malgré l’adjonction des jaquettes dans le même dossier et un renommage parfait des films, impossible d’avoir une vignette reprenant la jaquette ou encore moins un synopsis. Le rangement par catégorie ne se fait pas non plus, rendant alors difficile le choix d’un film quand notre filmothèque est conséquente.

Du reste, le visionnage des films se fait via le même player que pour la TV.

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Media Center propose un paramétrage basique et si par défaut les dossiers pour les films, fichiers audios et photos sont les dossiers Mes Images, Mes Vidéos et Ma Musique, ils peuvent être spécifiés. Utile pour, par exemple, pointer vers un disque externe ou un serveur NAS.

Les petits plus de Windows Media Center

Windows Media Center propose quelques petits plus bien sympa telle que la radio FM.

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De même que quelques bonus (petits jeux, etc.)

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Ou encore (comme énoncé lors de mon précédent article), depuis peu, une bibliothèque de vidéos sur Internet (bandes annonces, rattrapage TV annoncé, etc.)

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Par contre, pas d’autres services web associés au Media Center si ce n’est via l’ajout de modules complémentaires (téléchargeables sur Internet et installables facilement, une autre force de WMC).

Oui, finalement, Windows Media Center est assez complet et Microsoft offre sans doute une des meilleures solutions du marché, si ce n’est la meilleure. Si on écarte le peu d’option de configuration ou la mauvaise gestion des vidéos, l’ensemble des fonctions d’un Media Center sont remplies avec brio par le Media Center de Windows. Lors de mon prochain article Media Center , je reviendrai plus en détails avec vous sur 2 aspects phares de Windows Media Center : le guide TV et la mobilité.

Cathegorie(s): Media Center, Tests