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Vers un auto-hébergement simplifié

Par - le août 10th, 2011

La conférence de Benjamin Bayart, Internet libre, ou Minitel 2.0 ? , est sans doute une des plus emblématiques du monde de l’Internet et du libre. Elle en a motivé plus d’un à s’essayer à l’auto-hébergement. Toutefois celui-ci présente encore des contraintes à repousser.

Pour rappel, la conférence en question met en parallèle les 2 façons d’aborder l’Internet : un Internet centralisé où des géants tels que Google, Youtube, Facebook, etc. concentrent les données et un Internet libre où chacun est un acteur maître de son contenu.

Je ne vais pas vous refaire la conférence (disponible en vidéo ICI et le slide ICI) mais le risque du premier modèle est bien entendu la montée en puissance de sociétés au monopole et au pouvoir tels qu’elles peuvent  altérer la notion de neutralité du réseau Internet et faire commerce de nos informations personnels (et elles ne se gênent pas pour le faire). Sans parler du risque que ces géants décident de bloquer l’accès aux plus petits, limitant ainsi encore plus la liberté d’Internet (cf. cet article)

La solution serait simplement la multiplication des petits acteurs auto-hebergés pour la création d’un modèle décentralisé, un réseau maillé complet et complexe. A l’heure de l’ADSL et des machines consommant 30W, cela est tout à fait possible!

 

De mon point de vue, les contraintes de l’auto-hébergement se résument en 3 points :

  1. Le coût
  2. Les compétences
  3. La problématique de tolérance de panne

 

Le coût

Le coût a été pour moi le plus grand frein depuis longtemps. Toutefois, les différents commentaires laissés en réponse à l’article L’auto-hébergement, n’est-ce seulement qu’un truc de geek ? sur le blog generation-linux.fr m’ont permis de réaliser que l’auto-hébergement coûte bien moins que je le ne pensais.

J’estimais à la louche (la grosse louche de grand-mère, bien débordante), le prix de la consommation électrique d’un petit serveur à une dizaine d’euros par mois, auxquels venaient s’ajouter 250€ d’investissement pour monter une machine équipée d’un processeur à faible consommation Atom et un abonnement annuel d’environ 10€ pour un nom de domaine. Partant de ce calcul, j’estimais le coût de l’auto-hébergement à 380€ la première année((12*10)+250+10=380€) et 130€ les années suivantes ((12*10)+10=130€).

Les informations qui m’ont été communiquées, notamment par Makoto, m’ont permis de ré-estimer la consommation électrique annuel d’un petit serveur à 30€, ramenant le coût de l’auto-hébergement à 290€ la première année ((30+250+10=290€) et 40€ les années suivantes (30+10=40€). Et encore, si je fais le choix d’une machine d’occasion (genre un EeePC), je peux facilement baisser mon investissement initial de 100/150€!

Comparé à mon hébergement actuel (Blog+Mail) qui me revient à 80€/an (70€ chez mon hébergeur Web4All+10€ de NDD), l’auto-hébergement deviendrait même vite rentable.

 

Les compétences

Monter son serveur n’est pas chose aisée pour Mr Toutlemonde, voire impossible pour Mme Michu (féministes, flagellez-moi, je l’ai fait exprès). Malgré tout, les choses sont de plus en plus simples (installer LAMP sur un serveur Ubuntu se résume presque à la commande sudo tasksel install lamp-server). On s’approche de plus en plus du aptitude install skyblog dont parlait Benjamin Bayart.

Source : http://www.flickr.com/photos/40987321@N02/5580348753/sizes/m/in/photostream/Source

D’ailleurs, comme Benjamin de Generation-linux, j’attends beaucoup de BeedBox, une distribution taillée sur mesure dont l’objet est d’installer très simplement un serveur (mail, site internet, etc.), lequel s’administrerait très simplement via une Interface Web.

Beedbox, l'OS pour les serveurs http://www.beedbox.org/

Aussi, ce genre de projet, appuyé par une forte communication ainsi qu’une documentation technique claire et solide tend à gommer la difficulté liée aux manques de compétences. Après tout, il y a encore 5 ans, posséder un PC Media Center était un truc de geek puis les box ADSL ont proposé des boîtiers TV si intuitifs que presque tout le monde a son Media Center (griffé du nom de son FAI) sous sa TV. « Yapluka » faire la même chose avec les serveurs auto-hébergés!

 

La problématique de tolérance de panne

Reste effectivement la question de la tolérance de panne. Les principales pannes possibles liées à l’auto-hébergement étant :

  • les coupures d’Internet
  • les coupures d’électricités
  • les pannes matérielles de son serveur

 

Si les 2 premières sont de moins en moins fréquentes, elles peuvent être longues et pénalisantes. Dans le cadre d’un changement d’adresse, il n’est pas rare de rester 10 à 15 jours sans Internet. La panne matérielle, elle, reste fréquente et la mise en place de solution de redondance locale reste encore chère (avoir 2 serveurs) voire impossible (beaucoup de boîtiers mini-ITX ne peuvent pas contenir 2 disques durs et rendent impossible le RAID quand le serveur n’est pas un ordinateur portable).

Si tout cela est d’une importance moindre pour un site familial, il en est tout à fait autrement dans le cadre d’un serveur mail ou d’un site fréquemment visité. Aussi, il est important de réfléchir à une solution de redondance distante. Vincent abordait la question :

« On peut également réfléchir à faire du « load balancing » entre auto-herbergés. Bah oui ! Pourquoi cette piste n’est-elle jamais envisagée ? Mon serveur tombe, il y a une chance sur 1 million que le serveur de mon meilleur ami soit également tombé. Donc je transfère temporairement (grâce à mon enregistrement DNS sur mon nom de domaine) mon MX vers son serveur, puis il me les relayera une fois revenu à la normale. »

Cette idée me semble très pertinente et de fait j’ai décidé de travailler sur une série de scripts interfacés lesquels permettraient d’une façon simplifiée un backup d’un serveur auto-hébergé vers un autre. L’objectif sera d’avoir quelque chose de largement documenté, peut-être même appuyé par un Wiki.

Je vais me pencher d’abord sur le cas des blogs et sites web puisque c’est le plus simple : sauvegarde quotidienne ou hebdomadaire du contenu de son site et de sa BDD (pour les WP, Jommla, et j’en passe) via script (automatisés par la crontab) vers un serveur distant et élaboration d’une procédure de reprise d’activité (mise à jour des DNS en cas de panne du serveur, etc.). Une fois cela bouclé, on pourra pousser les choses au  service mail, etc.

Si vous êtes intéressé par la chose et que vous voulez participer à la réalisation de l’ensemble, n’hésitez surtout pas à me le faire savoir. A terme, si je (nous) parviens (parvenons) à quelque chose qui tient a route, je le soumettrai sans doute à l’équipe de BeedBox.

Et qu’on se le dise, il faut que cesse ce Minitel 2.0!

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75 commentaires to “Vers un auto-hébergement simplifié”

    Victor :

    Citation: »Les informations qui m’ont été communiquées, notamment par Makoto, m’ont permis de ré-estimer la consommation électrique annuel d’un petit serveur à 30€, ramenant le coût de l’auto-hébergement à 380€ la première année ((30+250+10=290€) »

    Ce ne serait pas plutôt :
    « Les informations qui m’ont été communiquées, notamment par Makoto, m’ont permis de ré-estimer la consommation électrique annuelle d’un petit serveur à 30€, ramenant le coût de l’auto-hébergement à 290€ la première année ((30+250+10=290€) »

    TimCruz :

    Oups! Merci, corrigé!

    Sergio :

    Tu oublies dans ton calcul, le coût de la ligne internet (xDSL, fibre etc.) ?

    En effet, le 1Mbps maxi en « up » qu’octroie les principaux fournisseurs ADSL grand public, sont-ils suffisant pour un auto-hébergement (plus utilisation classique du net, bien entendu).

    Pascal :

    Bonjour,

    Excellent article, qui m’a beaucoup intéressé.
    Je souhaiterais en savoir plus, si cela est possible.

    Merci et bonne continuation

    Pascal

    TimCruz :

    @Sergio : C’est une question que je me suis longtemps posé. Benjamin de Generation-linux m’affirme encaisser sans sourciller 1000visites vers son site + d’autres blog à quelques centaines de visites, avec un up de 800Ko en ADSL.

    Ce seront les services d’upload et streaming qui seront les plus groumant mais il est possible de créer un poil de QoS (même si ca devient un peu plus technique).

    @Pascal : à quel sujet?

    Pascal :

    MP pour ne pas surcharger en messages hors sujet.

    erwan :

    l’auto hébergement m’intéresse assez mais je me pose la question de la location d’un serveur virtuel dédié comme propose gandi ou d’autres.
    On arrive à un coût inférieur à 15€/mois : on ne paye pas l’électricité, on a aucun investissement, on n’a pas de panne matériel à réparer et à payer, je ne bouffe pas ma bande passante (bien faible), … . Le problème diront les puristes est que mes données ne sont pas stockées chez moi mais chez un prestataire. Oui, on est entre le minitel 2.0 et l’internet libre mais pour le commun des mortels (comme Mme Michu par exemple) ça peut être un début de solution.
    Qu’en pensez vous ?

    Ricard :

    Il y a aussi SME server: https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/SME_Server
    simple et rapide à mettre en œuvre.

    Zeilloc :

    Bonjour,
    Cette solution de redondance entre auto-hébergés me semble idéale.
    Une solution « transparente » pour les utilisateurs (comme avec les logiciels Peer-to-peer/Torrent qui faisait de chacun de nous des providers et des consommateurs) serait un plus indéniable pour le succès de l’entreprise. Cela pourrait être une fonction d’une distribution comme Beedbox en effet.
    J’espère qu’on aura des nouvelles du projet :)

    TimCruz: Vers un auto-hébergement simplifié : Les nouvelles de Ubuntu :

    [...] Lire la suite sur le site de l’auteur Cliquez ici pour annuler la réponse. [...]

    frinux :

    Quelque chose qui est souvent ignoré par les partisans de l’auto hébergement, c’est le débit. Oui on parle de débit théorique, que l’on a quand tout va bien. Mais comme on est chez nous, ce débit varie. Lorsqu’on se met à télécharger (des distros Linux par exemples ;) ), les lignes sont asymétriques donc grosse chute de débit en upload.

    A moins de réduire volontairement son débit au profit de ses lecteurs, mais ça fait là une contrainte de plus (de trop ?)

    Elessar :

    Dis, Geek de France, puisque tu parles d’auto-hébergement, ce serait peut-être pertinent de t’ajouter sur le planet  ?

    Julien :

    Pour le mail, il n’y a rien à inventer. Cela s’appelle le backup MX. Ton copain configure son serveur pour accepter tes mails en cas d’indispo de ton serveur, un enregistrement DNS à ajouter et c’est parti. Il n’y a aucune manip à faire au moment de l’interruption, ni après pour récupérer tes mails.

    Pour les autres services, la bascule DNS peut fonctionner mais il faut un TTL court pour limiter la durée d’interruption. Et évidemment un serveur DNS secondaire chez le copain qui soit prêt à faire la bascule.

    C’est assez facile à scripter mais l’interruption de service est inévitable. Le seul moyen de faire de la haute dispo, serait que les FAI permettent de modifier le routage d’une IP d’un client vers un autre. Ce qui n’est clairement pas dans leur intérêt.

    TimCruz :

    @erwan : oui mais c’est pas à 100% du vrai Internet même si c’est mieux. Sinon, 15*12+10€ de NDD = 190€/an…
    @frinux : pour les mails et un blog < 500visites/jour, il semblerait selon les retours que j'ai eu que l'impact sur une ADSL classique (8Mo dl/800ko up).
    @Elessar : je publies peut-être un poil trop peu pour publié sur le planet. Qui plus est Geekdefrance n'est pas auto-hébergé (trop gourmand en ressources).
    @Julien : l'idée pour la messagerie serait peut-être de clusteriser les serveurs et attribuer des MX différents à chaque serveur. Je sais faire sous Exchange, reste à voir comment ca marche sous Linux…

    Gibbon :

    @TimCruz : la QoS pour une ligne dédiée, c’est pas forcément compliqué à faire, d’autant plus quand on ne gère que l’upload et pas le shaping en download.

    Voir :
    http://blogdesinges.fr/post/2011/04/22/Qualit%C3%A9-de-Service-et-auto-h%C3%A9bergement-%3A-premiers-pas
    et
    http://blogdesinges.fr/post/2011/06/17/Qualit%C3%A9-de-Service-et-auto-h%C3%A9bergement-%3A-it-s-getting-serious

    MaKoTo :

    Bienvenu dans l’aventure, et bon courage pour la mise en place ^^

    thierry :

    Salut TimCruz, j’ai les scripts de sauvegarde/restauration distante. fichiers + BD

    cela t’éviterai de partir de zéro.

    Vers un auto-hébergement simplifié | LorfDotNet :

    [...] La suite : http://geekdefrance.fr/2011/08/10/vers-un-auto-hebergement-simplifie/ [...]

    maisondouf :

    Les outils existent….

    TimCruz :

    @maisondouf : L’objectif est de les rendre abordables à tous
    @thierry : je veux bien oui

    Julien :

    @TimCruz : Très facile sous Linux. Un petit tuto : http://www.system-linux.eu/index.php?post/2009/01/15/Serveur-de-Backup-MX-sous-Postfix
    A noter que les deux serveurs mails sont indiqués par leur nom DNS. Cela permet d’avoir des serveurs dans des domaines différents. Je l’ai fait avec un copain au début de mon aventure Linux et ça marchait très bien.

    Je suis depuis passé au Minitel 2.0 car l’indispo web en cas de panne n’est plus acceptable…

    Thierry :

    Il est possible de faire de l’auto hébergement avec un plugcomputer (conso annoncée: 5 watt hors disque).
    Personne n’a envisagé ce mode d’hébergement ?

    Malizor :

    Mettre OVH (ou autre fournisseurs de dédiés) dans la catégorie « hébergeur de contenu » (et donc « Minitel 2.0 ») ne me parait pas très honnête…

    Je me permets d’adapter ici une partie de mon dernier commentaire sur génération Linux :

    S’héberger sur un serveur dédié dans un datacenter EST du vrai Internet. Je suis root sur mon dédié et personne d’autre n’a accès à mes données. Point de vue réseau, je n’utilise que mes propres services : rien n’est centralisé et c’est totalement neutre !
    Certes, l’hébergeur pourrais théoriquement faire des trucs louches. Mais de même que le voisin à qui tu confies tes clefs quand tu parts en vacances !
    La confiance fait partie intégrante du business-model des hébergeurs. S’ils commençaient à espionner leurs clients à leur insu (ce qui finirait par se voir), ils risqueraient de tout perdre.

    Il n’y a pas d’argument légal non plus. Si je dis des trucs qui dérangent sur mon blog et que les autorités veulent le faire fermer, au final je ne vois pas vraiment de différence entre « les flics débarquent dans le datacenter » et « les flics débarquent chez moi ».
    En fait, ça justifierais plutôt de prendre un dédié à l’étranger…

    Bref, j’aimerais juste qu’on explique (sérieusement) en quoi cette approche serait moins éthique que le serveur à la maison.
    Sachant que, bien entendu, tout le monde est libre de préférer l’une ou l’autre solution pour des raisons plus personnelles.

    Ah et, concernant le coût moindre de la machine à la maison par rapport au dédié, sache que ça ne tiens pas si tu compares à performances/services identiques.

    thierry :

    @TimCruz: ton mail ou bien contacte moi sur mon mail (sur mon site dans la section Contacts, colonne de droite) :-)

    mahikeulbody :

    Il me semble que la mutualisation des ressources dans un data-center est plus économe en énergie que l’auto-hébergement (on pourrait d’ailleurs aussi faire le même reproche aux serveurs dédiés, même si dans une moindre mesure). Ça n’est sans doute pas un argument suffisant pour condamner l’auto-hébergement mais, à l’heure où la consommation électrique de l’informatique mondiale commence à devenir un problème, c’est aussi un truc à prendre en compte, surtout si celui-ci devait se généraliser.

    TimCruz :

    @Malizor : je mets OVH (et autres hébergeurs) dans la case minitel 2.0 parce qu’ils se présentent de plus en plus comme des acteurs centralisés d’Internet. Aussi, ils se paient de plus en plus une position de contrôle du web et de sa neutralité. Même si éthiquement, OVH (et autres) sont plus proches du modèles Internet vrai.

    Effectivement, que les flics débarquent chez toi où chez OVH, ça ne change rien. Par contre, le jour ou le feu éclate chez OVH, c’est pas un site qui se retrouve HS mais plusieurs milliers.

    @Thierry : je te mail. Pour le plugcomputer, j’en ai déjà parlé sur GDF, c’est vraiment top. Moi ce qui me gène dans cette solution, c’est l’obligation d’avoir un disque dur déporté.

    @mahikeulbody : je le pensais aussi. Mais un récent article de Green IT (je crois bien que c’était sur ce site) faisait remarquer qu’au contraire, la consommation des DataCenter est trop importante et nécessite des frais de climatisation très important. Au final, il semblerait que Google (et oui!) soit le seul avoir des DataCenter à peu près écologique car dimensionnés selon leur besoin. Et puis, outre la notion de consommation, le matériel des DATACENTER et renouvelé tous les 2/3ans et on connais tous le problème que crée le recyclage du matériel informatique.

    frinux :

    @mahikeulbody : ce point es tassez discutable, car beaucoup de paramètres entrent en jeu. Il faut prendre en compte l’intégralité du cycle : refroidissement par climatisation, changement des serveurs tous les 5 ans…

    Par contre, je suis complètement d’accord avec ces derniers commentaires : un serveur mutualisé ou dédié est déjà un immense pas, et efface beaucoup de contraintes techniques de l’auto hébergement.

    Boofoo :

    Bonjour!

    Excellent article, je le rajoute sur http://free.korben.info/index.php/Fournisseur_d%27acc%C3%A8s_et_h%C3%A9bergement_internet_libres (dans « en vrac »)

    Je reconfirme ce que dit Thierry: Les plug computers sont une bonne idée. Regardez sur la page du wiki, j’en ai listé.

    A plus :)

    Julien :

    Perso, j’utilisais des Fit-PC pour mes serveurs : http://www.fit-pc.com/

    Le premier consommait 4W en charge et suffisait largement pour mes besoins (apache, php, mysql, mail). Les nouveaux sont plus puissants et doivent consommer un peu plus, mais la série des 2i possèdent 2 ports Gb et le WiFi : ça me donne des idées de firewall maison…

    mahikeulbody :

    @TimCruz et @frinux: ce que je voulais dire c’est qu’un serveur auto-hébergé a moins de chance d’être à 100% de charge qu’un serveur mutualisé (ou, mieux, qu’un cloud virtualisé). De ce simple constat, je déduis qu’on fait un moins bon usage des ressources (matérielles et énergétiques). D’ailleurs, si on ne veut pas renouveler son matériel trop fréquemment, il faut le sur-dimensionner à l’achat, ce qui accroît la mauvaise utilisation de la « ressource » au début. Pour moi, l’auto-hébergement ne peut se justifier que par ses avantages en termes d’indépendance ; c’est certes déjà beaucoup mais il faut avoir conscience que cette solution n’a pas que des avantages.

    Thierry :

    Par rapport au disque déporté :
    Est ce un soucis de place/encombrement ?
    ou
    Un soucis de consommation ?

    Pour la consommation, je ne sais pas trop comment elle est géré pour disque dans un boitier externe ?

    MaKoTo :

    mahikeulbody, je plussoie TimCruz, les salles serveur c’est une horreur en conso d’énergie !
    Déjà les serveurs installés sont sur-ventillés et puissant… pas encore vu d’offre avec machine basse conso genre Atom ou ARM. Les baies techniques sont elle-mêmes ventilées et climatisées au mieux entre 15-18°C
    C’est tout sauf économe/écolo.

    Avoir un petit atom qui consomme 18W-25W, ou mieux, un Plug computer à 5W, qui n’ont pas besoin d’être sur-équipés en clim, redondance etc, c’est imbattable.
    Maintenant, ce qui serait encore mieux, serait de bosser sur le firmware de la Free-box pour implémenter un serveur WeB dedans… étant donné que ce boitier reste allumé, quoiqu’il arrive chez tous les abonnés…
    Au boulot ^^

    Après et je m’adresse aux autres, il ne faut pas perdre de vue qu’on ne fait pas la même choses chez un hébergeur et chez soit, il n’est pas question de mettre un site Pro chez soit, mais faire des page Perso chez soit.
    Et pour ceux qui ont de l’ambition en terme de visites, buzz, tout ça, genre une petite entreprise comme Korben, se tourneront vers une salle machine minitel, tandis que mon petit site perso se porte très bien chez-moi, s’il est coupé du réseau, tout le monde s’en fout, et moi le premier.

    frinux :

    @MaKo To :

    - « étant donné que ce boitier reste allumé, quoiqu’il arrive chez tous les abonnés » Non je l’éteint dès que je pars de chez moi. Ainsi que tous mes PCs.

    - « s’il est coupé du réseau, tout le monde s’en fout » c’est une conception très bizarre d’Internet… Comment veux-tu convaincre les gens de passer à de l’autohébergement en leur donnant cet argument ?!

    @mahikeulbody : effectivement, si on se base sur un petit blog wordpress peu visité, le débit est faible voire négligeable. Mais l’intérêt de l’auto-hébergement n’est-il pas, à terme, de basculer tout ce qui concerne les données personnelles chez soi ? Potentiellement, cela veut dire blogs, ressources (photos et vidéos, avec des tailles dans la limite du raisonnable), tweets, facebook-like, mails etc…

    Niveau coût carbone, il serait intéressant d’avoir une idée de la conso énergétique d’une machine mutualisée et dédiée. Effectivement les serveurs sont gros et puissants, mais la plupart du temps ce sont des machines virtuelles, donc plusieurs machines par serveur.

    Okram :

    Bonjour,

    J’ai raté l’article précédent sur l’auto-hébergement alors je me rattrape ici…
    J’auto-héberge un blog PluXml depuis quelques semaines sur un DockStar + disque dur externe. Rien de fantastique ou d’incroyablement pertinent mais ça a été un plaisir de mettre les mains dans le moteur et d’apprendre à configurer tout ça. La consommation est normalement en dessous de 10W, il faut que je branche un wattmètre pour voir.
    La climatisation de l’ensemble ne pose aucun problème, du moment qu’on arrive à faire tenir les deux éléments sur la tranche avec un peu d’espace entre eux :)
    La vitesse d’accès me surprend malgré ma ligne ADSL basique. Bon, je n’ai pas encore beaucoup de contenu mais les quelques photos de chargent en une fraction de seconde, c’est agréablement surprenant.
    La disponibilité est bonne… tant que ma box est allumée. Ce qui revient à dire que le blog est accessible – en gros – de 9h du matin à 23h le soir. N’hébergeant rien d’important je ne vois pas encore l’intérêt de consommer 20-30 W en permanence (box + Dockstar)
    Les projets futurs incluent un client torrent, un serveur ftp et peut-être un serveur mail, mais j’en suis déjà à 90 Mo d’occupation de RAM sur 128, je ne sais pas si tout va tenir…
    L’idée de ‘redondance distante’ m’intéresse au plus haut point, voilà ce que j’appellerai de l’Internet 2.0 ! Sous réserve, of course, que ça tourne sur ma machine et que ça ne demande pas de compétences techniques trop poussées; jouer à la ligne de commande via ssh en suivant des tutoriels et des pages man ça va bien, après je risque d’être largué.

    mahikeulbody :

    Comparer la conso d’un data-center avec celle d’un auto-hébergement, c’est de la mauvaise foi :-) Je suis persuadé qu’un data-center a un bilan carbone bien meilleur que la somme des auto-hébergements qui pourraient le remplacer. Après c’est un choix idéologique que je respecte tout à fait (même si je soupçonne chez certains le coté « jouer avec un serveur à la maison »). Moi, j’ai eu un temps mon serveur de mails à la maison, j’en suis revenu (c’est pas pour Mme Michu). Simplement, je pense que l’avenir passe par des hébergeurs dignes de confiance (genre Gandi d’il y a quelques années) et de la virtualisation permettant une utilisation optimale des ressources. A mon avis, le vrai problème n’est pas l’hébergement « extérieur » mais l’hébergement chez des multi-nationales telles que Google, Facebook, Amazon, etc…

    :

    Je ne veux pas faire de la pub pour OVH chez qui je n’ai ni action ni même serveur hébergé mais ils ont « innové » pour éviter d’utiliser trop de clim :
    [url]http://hardware.developpez.com/actu/34732/OVH-inaugure-son-quatrieme-datacenter-a-Roubaix-unique-au-monde-de-par-sa-conception-ecologique-et-ses-performances/[/url]

    TimCruz :

    A ce sujet, je vous encourage vivement à lire ces articles :
    - http://www.greenit.fr/article/acteurs/hebergeur/cloud-computing-pas-si-vert-que-ca-3866
    - http://www.greenit.fr/article/acteurs/datacenter-13-de-consommation-electrique-en-2007
    - http://www.enerzine.com/603/6982+la-consommation-des-datacenters-un-enjeu-planetaire+.html
    - http://www.guideinformatique.com/fiche-consommation_electrique_des_data_centers-846.htm

    Mais effectivement, si on considère que sa BOX ADSL consomme 25/30W, qu’elle puisse intégrer un moteur de blog serait le top!

    Hela :

    Pour la source de l’énergie, vous devriez utiliser des énergies renouvelables. Votre bilan carbone deviendra positif.
    A mon avis, rien que pas l’absence de climatisation vous consommer moins que les data-center. A quand une étude sérieuse sur le sujet ?

    Ceux qui parle « A mon avis, le vrai problème n’est pas l’hébergement « extérieur » » n’ont à mon sens mal compris
    les enjeux… Dès que les données sont externalisé, c’est le même problème quelque soit la taille de la structure. Internet est fort par son absence de centre. Externalisé revient à le centralisé un peu plus. Être chez un data-center (même avec du VPS), vous privera des avantages politiques de l’auto-hébergement. C’est le data-center qui décidera pour vous.

    Pour parler de la suggestion de TimCruz, la collaboration entre auto-hébergeur. Je souhaiterai y adhéré. Mon adresse e-mail adrien CHEZ lacadee-mounet POINT fr

    MaKoTo :

    @frinux
    - « étant donné que ce boitier reste allumé, quoiqu’il arrive chez tous les abonnés » Non je l’éteint dès que je pars de chez moi. Ainsi que tous mes PCs.
    >En pratique les «gens» ne le font pas… surtout quand le service client le leur déconseille… et encore moins quand ça coupe le téléphone IP.

    - « s’il est coupé du réseau, tout le monde s’en fout » c’est une conception très bizarre d’Internet… Comment veux-tu convaincre les gens de passer à de l’autohébergement en leur donnant cet argument ?!
    >C’est que ce n’est pas grave… Le site perso qui traite de ma petite personne, les gens s’en tamponne, et si jamais un sujet intéresse, et bah ya pas mort d’homme, le site perso reviendra vite en ligne, ce n’est pas comme si le salaire de quelqu’un en dépendait, ou pire.
    Je ne cherche pas à convaincre, je voulais juste préciser qu’en l’état actuel des débits asymétriques, du sur-coût d’un débit symétrique et des contraintes techniques il faut savoir mesurer son ambition et adapter sa décision en fonction de ses besoins.

    frinux :

    @MaKo To : il y a peut être plus de gens qui le font que tu crois. En tout cas, je me suis moi même posé la question de l’auto hébergement, et cela a été clairement un argument contre. (et à quoi avoir un téléphone IP si on n’est pas chez soi ?!)

    Pour moi, je considère l’autohébergement actuel comme une sorte d’expérimentation, de pépinière d’idées qui pourraient permettre plus tard d’arriver à un Internet idéalement acentré, où chacun maîtrisera ses données personnelles. C’est pour ça que pour moi, les solutions du genre « je fais de l’autohébegement, j’ai mis mon blog mais il n’est joignable que 8h par jour » ne son pas valables.

    mahikeulbody :

    @TimCruz : Un de vos liens dit : « Même s’il est énergétiquement plus efficient, un nuage informatique alimenté par de l’électricité à partir d’une centrale à charbon émet bien plus de CO2 qu’un data center interne moins efficient mais alimenté avec de l’électricité issue de sources primaires renouvelables. »
    Certes !!! Quid alors d’un nuage informatique alimenté avec de l’électricité issue de sources primaires renouvelables versus un data center interne alimenté par de l’électricité à partir d’une centrale à charbon ?… Il faut comparer des choses comparables, non ?
    Ceci étant, il est vrai qu’il faut construire des bâtiments dédiés (alors que le logement existe déjà) et que l’utilisation de la box du FAI est une bonne idée vu que de toutes façons on l’a déjà et qu’on la laisse en général allumée (au moins à cause de la téléphonie). Encore faudrait-il qu’elle soit « ouverte » et que sa puissance suffise…
    @Hela: Vous rêvez avec votre « absence de centre ». Vous êtes dépendant d’un FAI qui lui-même est soumis à un pouvoir (via une législation). Le risque vient plus de ce pouvoir que du bon vouloir d’un hébergeur dont l’intérêt économique est d’être neutre (s’il doit se plier au pouvoir alors c’est qu’on est dans un cas où le FAI devrait lui aussi le faire). Mais une fois encore, c’est une position idéologique que je respecte même si je ne la partage pas car à mon avis inefficace et moins nécessaire par rapport exemple que les standards ouverts sur internet. Mais je vais arrêter de polluer ce fil puisque son sujet n’est pas la pertinence de l’auto-hébergement mais comment rendre celui-ci aussi simple et efficace que possible.

    Hela :

    @frinux : A l’origine internet n’était acentré. C’est retourné à l’idée initiale de la création d’internet. Hormis pour l’http, n’avoir son serveur allumé seulement 8h par jour n’est pas gênant. J’ai mon serveur mail hébergé sur ma machine personnel. Je n’ai aucune perte de courriel à signaler.

    Pour l’http, il faudrait que les navigateurs intègre enfin le champs dns SRV… La création d’une grappe entre auto-hébergeur pourrait résoudre en partie se problème.

    sir.chamallow :

    Excellent article, j’ai découvert la BeedBox !
    Je pense qu’a terme, les prochaine génération de box seront en mesure d’une manière ou d’une autre de pouvoir installer son propre serveur dessus, pour des questions d’ordres pratiques comme la domotique etc. Et aussi voir le films de tata à la page :)

    Hela :

    @mahikeulbody : L’hébergeur n’a aucun intérêt à être neutre. Il suffit de le constaté par les accords entre hébergeurs et FAI…

    Si il ne restait moins 1% de serveur mail personnel, le SMTP serait remplacé par un standard fermé et réserver aux « grand » d’internet. C’est avec la diversité d’acteur et principalement les petits que la nécessité de standard ouvert existe. Sans ces petits le standards ne serait qu’un standard fermé…
    N’oublions pas que Microsoft voulait avant 2000 crée son propre internet propriétaire appeler MSN. Se fut un échec, car il n’a pas put fédéré le trop grand nombre d’acteurs.

    Une box est assez puissante pour hébergé son personnel. Sfr, Orange et Free ont du ouvrir leurs code source (à cause de la GPL). Donc oui, on peut actuellement hébergé son site sur sa box.

    TimCruz :

    A titre d’exemple, il est déjà possible d’héberger un site sur sa box SFR via ce firmware alternatif : http://fxmx86.mine.nu/

    /!\ avec ce firmware, la téléphonie ne fonctionne plus!

    Malizor :

    Bon, réponse globale.

    Beaucoup d’entre vous semblent confondre la neutralité du réseau (chaque bit naît libre et égaux sur le réseau) et la résilience de l’Internet (sa résistance aux pannes).

    Si mes mails sont chez Google, j’ai accepté les conditions d’utilisation et mes données personnelles leur appartiennent également.
    Si tout le monde se retrouve chez Google, on risque de porter atteinte à la neutralité du réseau car Google pourrait, par exemple, décider de ne plus acheminer les mails qui ne viennent pas d’un @gmail.com.

    À l’inverse, si mes mails sont sur un serveur dédié que JE contrôle, il n’y a aucune atteinte à la neutralité. Du point de vu du réseau, il n’y a AUCUNE différence entre un mail qui vient de mon serveur chez moi derrière ma box et un autre mail qui vient de mon serveur dans un datacenter.
    Un dédié, ce n’est pas « presque » du vrai Internet, C’EST du vrai Internet, au même titre que le serveur à la maison.

    L’argument « Et si le datacenter explose ? » a rapport à la résilience, pas à la neutralité.
    Et, de ce point de vu là, je considère qu’un datacenter est autrement plus sûr et résilient que toute machine placée derrière une box lambda.

    frinux :

    Intéressant Malizor, mais tu as inversé la situation quant à la neutralité. Si tout le monde se retrouve chez Google, ce n’est pas nous qui portons atteinte à la neutralité, mais plutôt Google qui portera atteinte à la neutralité en filtrant les adresses mail.

    Malizor :

    Pour dire les choses autrement, dans le cas de la location d’un dédié, l’hébergeur joue EXACTEMENT le même rôle que votre FAI si vous vous hébergez à la maison (sauf que l’hébergeur est spécialisé et est donc beaucoup plus efficace).

    Malizor :

    @frinux : oui, c’est vrai. Même si ça revient indirectement au même car c’est « nous » qui permettons à Google d’en arriver là.

    Je peux pas éditer, désolé :-p

    frinux :

    @Malizor : oui, et c’est le piège d’ailleurs, nous nous enfermons et risquons d’être piégés. C’est pour cela que la problématique de l’autohébergement (et j’inclus là l’hébergement sur un dédié) m’intéresse.

    Malizor :

    Entièrement d’accord avec toi frinux.
    Je réagissait juste contre l’idée fausse « serveur dédié = moins neutre que serveur à la maison ».

    On peut tout à fait avoir ses raisons pour préférer l’un à l’autre. Mais la neutralité du net n’a rien a voir la dedans.

    mahikeulbody :

    @frinux: si tu inclus l’hébergement dédié* alors on revient à un des trucs que je disais plus haut: le vrai problème n’est pas d’être hébergé chez soi ou bien dans un data-center avec des solutions choisies par soi-même et standards, mais d’être hébergé par Google, Facebook, Hotmail, etc…

    Par ailleurs, il y a quand même une différence entre avoir sa messagerie sur gmail avec la possibilité de l’avoir aussi en local via le respect des standards (POP et IMAP) et l’avoir sur Facebook… Donc tous les « méchants » ne sont pas à mettre sur le même pied, même s’il faut s’en méfier comme la peste.

    * Pourquoi ne pas inclure aussi l’hébergement mutualisé, les différences avec l’hébergement dédié sont purement techniques ?

    frinux :

    @mahikeulbody : oui je partage ton avis, pour moi le principal est d’être sur sa propre plateforme, qu’elle soit autohébergée ou non.

    Le problème du mutualisé est comme tu dis technique. Il offre un très faible potentiel par rapport au dédié. On est souvent limité à du PHP /MySQL, et encore sans choisir la version. Si on veut installer une solution à base de XMPP, Java ou autre, on l’a dans l’os. Donc du mutualisé pour faire tourner un WordPress ça va, mais pour quelque chose de plus exotique c’est pas possible.

    mahikeulbody :

    @frinux: il y aussi le virtualisé, qui est en quelque sorte du dédié sur une machine mutualisée.

    TimCruz :

    @mahikeulbody : en effet, tu ne peux pas déployer des routines, script ou quoi que ce soit sur un serveur mutualisé.

    Pour la question de l’hébergé/auto-hébergé, je pense qu’il faudra de toute façon faire une analyse préalable de ses besoins. A titre d’exemple, Geek de France est hébergé chez Web4All pour des question de rapidité. Il ne supporterait pas son nombre de visites hébergé à la maison.

    Toutefois, pour le danger que cela représente, je vais citer Benjamin Bayart (http://www.article11.info/spip/Benjamin-Bayart-Il-est-desormais) : si, par exemple pour ses mails, on ne passe que par des grands hébergeurs (OVH, mais aussi Google, Orange, etc.), ceux-ci pourront décider un jour de limiter les accès entre eux exclusivement et ne plus router vers les plus petits. On n’a jamais été aussi proche du modèle dont rêvait Bill Gates avec MSN!

    TimCruz :

    Quoi qu’il en soit, ce que je propose pour les auto-hébergé sera sans doute transposable aux hébergés sur machine dédiée.

    vengeur masqué :

    Tu sa

    vengeur masqué :

    Tu sais que mon matériel est à ta disposition :)

    Yoha :

    Il serait également intéressant de mettre en place un système de vrai cloud (pas dans des datacenter donc), pour que ceux qui ont les compétences techniques de maintenir un serveur autohébergé puissent facilement le partager avec ceux qui ne les ont pas (ou ont d’autres contraintes techniques).

    Un tel fonctionnement en cloud devrait permettre une migration vers son propre serveur autohébergé une fois mis en place. De plus, l’approche «cloud» pourrait permettre de répartir la charge des sites qui subissent un traffic important.

    En revanche, il est évident que le système de répartition pourrait poser un certain nombre de contraintes techniques.

    frinux :

    De toute façon il faut bien comprendre qu’autohébergement et serveur dédié c’est techniquement la même chose, c’est juste la situation géographique du serveur qui change.

    Un « vrai cloud pas dans un datacenter » ça ne veut rien dire, tu confonds application et serveur physique.

    Yoha :

    J’aborde le cloud en tant que service. Le service en question ne devrait pas reposer sur une architecture physique centralisée dans un datacenter mais réparti sur une fédération de serveurs autohébergés.

    Je n’ai pas parlé des hébergements dédiés car ils me semblent relativement ambigus: ce n’est certes pas une atteinte à la neutralité du réseau, mais je n’aime pas leur côté centralisateur.

    libre fan :

    Et la FreedomBox? (rien avoir avec Free.fr bien heureusement): http://freedomboxfoundation.org/

    fabiengb :

    Bon article.

    Dommage néanmoins de ne pas avoir abordé les Plug Computer, et le plus gros inconvénient à mon sens : le debit montant proposé beaucoup trop faible

    TimCruz :

    @fabiengb : Les plug, j’en parlais ici : http://t.co/qA148sR
    C’est top mais j’aime pas l’idée du stockage externe…

    Pour les débit, justement, plus nombreux seront ceux qui s’auto-hébergent et plus on aura de chances d’obtenir de meilleurs débit en up.

    Auto-hébergement : mon Cloud privé… @ vostock.org :

    [...] voici qu’il y a quelques jours je tombe sur un article de geekdefrance.fr revenant sur l’auto-hébergement, ses avantages, ses inconvénients. Je vous laisse aller [...]

    Pop :

    J’ai mis votre article dans la section http://free.korben.info/index.php/Fournisseur_d%27acc%C3%A8s_et_h%C3%A9bergement_internet_libres#Auto_h.C3.A9bergement

    Bon week end :)

    TimCruz :

    Merci, sympa :)

    Pop :

    Desole, j’ai mis le message 2 fois sur votre blog, j’avais pas réactualisé mon cache ou il y a un bug. Bref, désolé :)

    Bon week end.

    BeedBox est sur les rails | LorfDotNet :

    [...] de son article sur l’auto-hébergement, Tim vous avez parlé brièvement de [...]

    Geek De France.fr » OVH à l’assaut de l’Internet :

    [...] : l‘accès sdsl jusque 5Mo à 29,90€TTC. A ce prix là, j’insiste plus que jamais : auto-hébergez vous!! Les rêves les plus fous des geeks pro-bayart s’offrent à vous! A titre d’exemple, [...]

    Geek De France.fr » BeedBox est sur les rails :

    [...] est sur les rails Par Morkitu – le septembre 9th, 2011Lors de son article sur l’auto-hébergement, Tim vous avez parlé brièvement de BeedBox.Pour rappel, BeedBox “est une distribution GNU/Linux [...]

    BeedBox est sur les rails | Geek Univers :

    [...] de son article sur l’auto-hébergement, Tim vous avez parlé brièvement de [...]

    Yoann :

    Salut,

    Très intéressant ton article !
    Je pense qu’il peut être aussi intéressant de compléter en précisant quoi auto-héberger aussi. La consommation et la pertinence dépendent, je pense, du contenu.

    Perso je suis en train de me chercher un serveur basse consommation pour m’auto héberger, maintenant que j’ai la fibre. J’ai un mutualisé chez OVH qui me coûte 150€/an.
    Au pire du pire, un serveur basse conso gourmand fait 50W (une ancienne ampoule quoi :P ). Je n’ai pas encore estimé le prix de l’élec à l’année.

    Mais j’ai besoin :
    - d’un serveur web pour mes sites web
    - d’un serveur mysql / php pour les sites non statiques
    - d’une interface de monitoring de ma conso électrique temps réel
    - d’un proxy
    - d’un serveur irc
    - d’un screen irssi
    - d’un serveur git
    - d’un serveur transmission
    - de divers crons
    - d’un serveur de fichiers ftp / http
    - d’un équivalent à google calendar
    - d’un équivalent à google reader
    - d’un équivalent à google musique
    - d’un équivalent à google contacts
    - d’un équivalent à google analytics

    Avec tous mes besoins il me faudrait un dédié assez cher chez OVH.
    Par contre je songe certainement à partir sur une Debian et m’installer tout moi même.

    internauteresponsable :

    Ma liberté d’expression n’a pas de prix…

    En Allemagne, j’ai compris le pouvoir illégitime qu’on donne à Gmail, Youtube, iTune et j’en passe… On perds beaucoup de liberté. Je pense qu’il s’agit d’un manque de notre système scolaire. Au même titre que l’éducation civique, que la prévention contre les mst, il faudrait une éducation à internet.

    Mes amis ne comprenne pas la portée… Ils disent c’est rien… Ca me déprime…
    L’ignorance est un fléau, je vous raconte pas… Le savoir, c’est le pouvoir.
    Je suis pas chrétien mais il y a une phrase que j’aime bien: « pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’il font », ben chaud…

    J’y connais rien… Mais le matos est acheté. Plus qu’à mettre le soft.
    Cette expérience m’apprendra au moins à maitriser cette technologie.

    Et pour la téléphonie? Il y a des bonnes pratiques?
    Allé viendez!

    Ookpik :

    Excellent article. J’utilise l’auto-hébergement web depuis quelques années maintenant mais, comme beaucoup, à cause du faible débit en upload je n’auto-héberge pas grand chose de volumineux. Pour le moment, à part quelques photos hébergées pour mes proches, mon ordi (fonctionnant 24/24) me permet surtout de recueillir et traiter des données provenant de ma station météo et de les envoyer régulièrement vers mon site perso pour en afficher les résultats et historiques.
    Le concept de « load balancing » entre auto-herbergés me plait beaucoup, j’espère que ce filon sera exploité.
    J’envisage une solution NAS + Raspberry Pi pour gérer les données météo/envoi par ftp sur mon site, d’y mettre en place une solution owncloud, et pourquoi pas un serveur mail. Le Raspberry Pi peut être une bonne solution niveau coût car il ne consomme presque rien, la consommation électrique devrait être de l’ordre de 3 W pour la version B.
    L’idée d’être indépendant et de s’auto-héberger me trotte dans la tête depuis longtemps, je suis juste limité par mes connaissances.
    Bon we

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Catégorie(s): Dossiers, Hardware, Software