Banner
Banner
Banner

Petit guide des consoles portables sous GNU/Linux

Par - le janvier 18th, 2013

Tux_Born_to_Frag

Aujourd’hui, Geek de France souhaitait vous présenter différents projets de console de jeux vidéo ayant abouti ou abandonné ou en cours de développement ou ya (Vous comprendrez le jeu de mot dans le prochain article concernant les consoles de salon) et utilisant notre système d’exploitation GNU / Linux.

Notre première partie concerne les consoles portables.

La saga GP2X

Je ne peux vous parler de la GP2X sans vous parler avant de son ancêtre la GP32. La GP32 était une console portable coréenne, sortie en 2001 et produite par la société Game Park, bien que n’étant pas sous GNU / Linux, c’était une console ouverte qui permettait le bidouillage (« hackable » si vous me permettez cet anglicisme).

Gp32-flu

Suite à un désaccord interne sur la prochaine console une partie des employés quittèrent Game Park pour fonder GamePark Holdings qui produira la GP2X,  la première console portable sous GNU / Linux et donc l’héritière spirituelle de la GP32.

Quant à Game Park, sa future console portable XGP, ne vit jamais le jour et la société mis la clé sous la porte en 2006.

La GP2X sortie initialement en Corée, en 2005, au prix de 185$ connue quelques versions matérielles dont la dernière, la « F200″ sortie en 2007 remplaçait le joystick par une croix directionnelle et un écran tactile muni d’un stylet.

gp2x

Au niveau matériel, la console avait les caractéristiques suivantes :

  • GNU / Linux customisée
  • écran 3,5″ TFT LCD, 320×240, 65536 couleurs
  • 64Mo de mémoire interne réservé à l’OS
  • double proc 200MHz (ARM920T et ARM940T programmable), 64Mo SDRAM
  • Joystick (FX100) / Croix directionnelle (F200)
  • 2 piles AA ou via adaptateur électrique

En 2008, Game Park Holdings annonça avoir vendu au total 60 000 exemplaires autour du monde et qu »un successeur allait voir le jour la GP2X Wiz.

La GP2X Wiz, sortie en 2009 au prix de 179$, tourne comme ça grande soeur sous GNU / Linux, avec les specs suivantes :

  • GNU / Linux customisée
  • écran 2,8″, 320×240 AMOLED tactile
  • 1Go de mémoire
  • ARM926TEJ 533 MHz, 64Mo DDR
  • accélération 3D supportant OpenGL ES 1.1
  • 2 Croix directionnelles
  • Batterie interne 2000mAh en Lithium Polymer (env. 7h de jeu/lecture vidéo)

La GP2X Canoo, succède à la Wiz en 2010 au prix de 150$, c’est grosso modo une Wiz avec certaines specs ré-haussées:

  • GNU / Linux customisée
  • écran 3,5″, 320×240 LCD tactile résistif
  • 128Mo de mémoire interne réservé à l’OS
  • ARM926EJ 533 MHz, 128Mo DDR 133Mhz
  • accélération 3D supportant OpenGL ES 1.1
  • Joystick
  • accéléromètre et vibration
  • Wifi via adapteur (USB dongle – vendu séparément)
  • Batterie: interne 1850mAh Lithium (env. 5/6h de jeu/lecture vidéo)

La communautaire

Le projet OpenPandora a commencé quand des membres de la communauté GP32X (forum qui rassemble les possesseurs des consoles portables coréennes, sous GNU / Linux, GP32 et GP2X) ont décidé de faire équipe afin de mettre au point la console portable libre ultime. Leur première idée était essentiellement une version GP32 sans ses lacunes (batteries, contrôles) puis ils se sont tournés vers le forum GP32X pour définir les spécifications de la Pandora sur la base des idées et des suggestions des membres de la communauté. Le développement c’est financé à travers les précommandes.

pandora

La console a eu droit à 3 versions Classic, Rebirth et 1Ghz dont les specs sont les suivantes:

  • GNU / Linux basée sur Ångström
  • écran 4,3″, 800×480 LCD tactile
  • 512Mo de mémoire interne
  • ARM Cortex-A8 CPU 600 MHz (Classic et Rebirth) ou 1Ghz , 256Mo DDR (Classic) 512Mo (Rebirth et 1Ghz)
  • PowerVR SGX530 110 MHz (Classic et Rebirth) et 200 MHz (1Ghz)
  • 2 Croix directionnelle, 2 Joysticks, un clavier QWERTY
  • accéléromètre et vibration
  • Wifi et Bluetooth intégré
  • Batterie: interne 4200mAh Lithium (env. 8/10h de jeu/lecture vidéo, 100h en lecture audio, 450h en hibernation(Suspend-to-RAM) )

Au final, on est plus en présence d’un UMPC (mini ordinateur portable) avec son clavier QWERTY que d’une simple console, mais son prix assez élevé de 279€ pour la Classic 439€ pour la Rebirth et 539€ pour la 1Ghz explique les 3500 exemplaires vendus. Enfin seulement n’est pas le mot judicieux car à y regarder de plus près on est pas dans une logique commerciale ici, on est devant une console de qualité produite communautairement et en Europe: au début les consoles n’étaient produites qu’une fois les précommandes enregistrées dépassaient un certain seuil.

La plus hackée

J’ai failli oublié la Dingoo, une autre console portable, chinoise, mais qui à l’origine n’est pas sous GNU/Linux. Sortie en 2009 et vendue à plus d’un million d’exemplaires, son succès s’explique sûrement par son bas prix de 82$. Mais c’est ça très prolifique communauté qui nous intéresse puisque cette console a bénéficié d’un port GNU / Linux connu sous le nom de Dingux, installable en dual boot sur la console, 5 mois après sa sortie.

dingoo

  • Open Dingux en dual boot
  • écran 2,8″ LCD, 320×240, 65536 couleurs
  • 1/2/4Gb de mémoire interne
  • Ingenic JZ4732 336 MHz, 32Mo DDR 112 MHz
  • Croix directionnelle
  • Tuner FM
  • 1700-1800 mAH (6.29WH) Li-Ion (env. 7h de jeu/lecture vidéo)

La plus récente

La GCW Zero est une héritière de la Pandora et de la Dingux : c’est une console faite par des joueurs pour des joueurs et qui est soutenu par la communauté autour de la Dingoo. Sortie en édition limité à 250 exemplaires en décembre 2012, les premiers tests de la console ont été très positifs.

gcwzero

Les caractéristiques de la consoles sont les suivantes:

  • Open Dingux
  • écran 3,5″, 320×240
  • 8Gb de mémoire interne
  • Ingenic JZ4770 1Ghz, 256Mo DDR2
  • D-PAD + pad analogique
  • accéléromètre et vibreur
  • Wifi intégré

Un kickstarter a été lancé, le 8 janvier dernier afin de récolter 130 000 $ avant le 28 janvier à 7h30 pour permettre le lancement de la production en masse de la console portable.

Pourquoi contribuer à cette opération, voici quatre bonne raisons de le faire:

  1. Son prix n’est pas prohibitif
  2. Son prix publique sera sûrement un peu plus élevé par la suite
  3. Vous soutiendrez un projet de console libre.
  4. Vous obtiendrez la reconnaissance de toute l’équipe derrière la GCW.

 

L’opération

GCW-Zero-Kickstarter

 

Suivant la hauteur du don plusieurs options vous sont proposés :

  • 5$ : une note personnel de remerciement vous sera envoyée par l’équipe de la GCW Zero.
  • 10$ : une note personnel de remerciement et un autocollant du logo vous seront envoyés par l’équipe de la GCW Zero.
  • 50$ : un tee-shirt, un autocollant et un verre avec le logo GCW Zero vous seront envoyés par l’équipe de la GCW Zero.
  • 135$ : une console avec les jeux et logiciels libres et un accès au site de GCW zero (pour les mises à jour logicielle).
  • 160$ : une console, un tee-shirt, un autocollant et un verre et tous les accès au site.
  • 500$ : (plutôt réservé aux développeurs) 2 consoles capable de communiquer ensemble en Wifi ainsi que le soutien de l’équipe pour le développement d’applications ou de jeux. Une sorte de boutique en ligen sera accessible avec une section qui vous sera dédiée. Plus un tee-shirt, un autocollant et un verre.
  • 1000$ : Même chose qu’au dessus avec en plus un accès direct au canal de discussion de l’équipe pour un suivi en direct de l’évolution du projet.
  • 5000$ : Une mention comme membre fondateur en plus de tout le reste, vous aurez le droit à 6 verres + 6 verres à bières et une invitation pour 2 personnes à diner avec l’équipe de la GCW (séjour à l’hôtel et diner inclus).

Prévoyez tout de même 20$ supplémentaire pour les frais d’envoi…

Tags: , , , , , , , , ,

2 commentaires to “Petit guide des consoles portables sous GNU/Linux”

    PH de Kaliseo :

    Apparemment l’avenir est au jeux vidéo « in the cloud » (plus besoin d’install, on joue directement via son navigateur), donc je pense que les utilisateurs de GNU/Linux (dont je fais parti) auront de moins en moins de difficultés à jouer sous Linux.

    TimCruz :

    @PH de Kaliseo : perso, j’utilise un smartphone Android. Sur celui-ci, ils existe une flopée de jeux, émulateurs, etc. mais le cloud gaming reste mauvais sur ce type de terminal, ne serait-ce qu’en raison de l’absence de contrôleur (à part pour des projets comme celui de la gamepad)

Laissez un commentaire

Catégorie(s): Dossiers, Hardware, Jeux Vidéo