Banner
Banner
Banner

Un OS made-in-France. Échec en perspective?

Par - le janvier 14th, 2016

superdupont

Nouvelle en grande pompe : le gouvernement Français désire porter le développement d’un système d’exploitation souverain Français. Bonne nouvelle ou échec en perspective? Je penche pour la seconde solution.

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement nous parle d’un « FranceOS ». S’il fallait que je soit mauvaise langue je dirai qu’il a déjà existé et s’appelait Mandriva. Le tout est de réfléchir au pourquoi de cet OS et à son potentiel succès. L’OS made-in-france pourrait, selon Numerama, reposer sur CLIP, un OS basé sur Linux et développé par l’ANSSI (l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) qui se veut hautement sécurisé. On parle aussi d’Orange comme travaillant déjà sur le projet.

Dommage, ce sera sans doute un échec!

Pourquoi pas? Parce que personne ne l’attend

Les raisons qui poussent le gouvernent sont semble-t-il nobles : lutter contre le trusting des systèmes d’exploitation US, favoriser le développement des produit Français et promouvoir le savoir-faire logiciel de l’hexagone en renforçant la sécurité de l’utilisateur. Oui mais voila, personne ne désire voir débarquer un nouvel OS.

Je désire un OS massivement utilisé sur PC? J’ai déjà Microsoft Windows. J’aime le beau design et mon image est plus importante que mon usage? J’ai déjà Mac OS (oui, j’ai envie de troller les mac-addicts). Je préfère un OS qui se pliera à mes exigences ou qui me garantira sécurité? J’ai une pléthore d’OS basés sur BSD ou Linux. Bref, tout le monde a déjà ce qui lui faut.

Qu’à cela ne tienne. Il y a le désir et le besoin. Pas de chance, je ne pense vraiment pas que le besoin actuel des utilisateurs se situe au niveau des système d’exploitation, même Français.

Pourquoi pas? Parce qu’on est pas en Corée

Pour imposer un OS, il n’y a pas 36 solutions : où on est excellent, où on est incontournable, où on est un vendeur hors-norme… N’ayant aucune de ces cartes dans sa poche, il ne reste finalement au gouvernement que le totalitarisme pour réussir à imposer son produit. Semble-t-il nous sommes encore un peu dans un état de droit. Ce sera donc difficile de pousser l’OS dans nos chaumière.

RedStar, l'OS Nord Coréen

RedStar, l’OS Nord Coréen

Quant à l’exporter… no comment!

Pourquoi pas? Parce ce que développer un OS aujourd’hui est insensé

Je ne dis pas que les groupes français sont incapables de développer un OS Français. Je pense juste que c’est insensé. D’ailleurs, de grands groupe internationaux s’y sont cassés les dents. Pour goûter aux succès de WebOS ou Tizen (pourtant largement poussé par Samsung), autant arrêter de suite.

WebOS, l'OS mort né de Palm, HP, LG et qui en veut...

WebOS, l’OS mort né de Palm, HP, LG et qui en veut…

Alors pourquoi un échec à venir avec les OS? Comme je le disais plus tôt, les gens n’attendent plus d’OS supplémentaires. Même Chrome OS est à la peine. Finalement, ce qui crée de l’attractivité ce sont bien les applications (novatrices) et les WebServices. Si Apple a su s’imposer avec son système, il l’a fait avec un énorme renfort de design et d’ergonomie et là encore, on est loin de ce sur quoi travaille la France avec son OS CLIP. Bref, on est à des année lumière de séduire le grand public…

Tags: , , , , , ,

13 commentaires to “Un OS made-in-France. Échec en perspective?”

    JJJ :

    Je ne comprends pas vraiment quel est le but de ce mail assassin… tout ce qui est dit dans le reportage de France2 est complètement vrai, pourquoi vouloir saboter les bonnes volontés du gouvernement (pour une fois…) avec un pessimisme teinté de mauvaise foi.

    Affirmer qu’il y a déjà tous les OS pour tous les usages est vraiment tiré par les cheveux. Je parle même pas de la comparaison avec RedStar et le fait qu’on puisse dire qu’imposer un OS ne peut se faire que par un régime dictatorial…

    Mon université propose uniquement des ordi linux aux étudiants, est ce que c’est dictatorial ? Ubuntu est imposé aux gendarmeries, c’est digne de la Corée du Nord ? Bien sûr que non. Une distrib linux conviviale et financée massivement par l’Etat pourrait tout simplement être imposée dans les écoles, université et administrations. Mécaniquement, son adoption dans les foyers privée pourrait alors augmenter, et même si c’était pas le cas, ça permettrait au moins à ce que tous les secrets de nos administrations soient pas visibles sans aucun effort par Microsoft et Apple.

    Bref je pige pas le délire. En gros l’Etat veut foutre du fric dans une distrib linux, et c’est une idée à la con ? Tu proposes quoi, les laisser le fric du contribuable à Microsoft pour laver les cerveaux de tous les élèves dès l’école primaire ? Parce que là c’est ce qu’ils font, et avec ce genre de réaction idiotes, ils risquent pas de changer.

    TimCruz :

    @Jjj: je ne propose rien, je constate.
    L’article fr2 est sympa mais biaisé : il part du principe que les français ferai mieux. C’est oublié que les systèmes d’analyse du contenu Internet dans la moitié des dictature sont français.s
    Je ne dis pas que vouloir développer un OS est une vilaine idée, je dis qu’elle est vouée à l’échec. Avoir un énième Linux, qu’est-ce que ça changera ?

    NumOpen :

    séduire le grand publique -> séduire le grand public

    TimCruz :

    @NumOpen : Corrigé, merci

    khalten :

    Mon université propose uniquement
    Ubuntu est imposé aux gendarmeries
    être imposée dans les écoles, université et administrations.
    TimCruz, la réponse à ta question est dans ton mail …
    Est-ce qu’une démocratie peut « imposer » un OS ?
    Qui gérera l’OS
    Qui proposera les correctifs ?
    Qui trouvera les failles ?

    etc …
    Comme dit plus haut, un OS seul ne suffit pas … Ce qui fait le succès, c’est l’écosystème autour. Quelle entreprise investirait pour juste un marché national ?
    Et très sincèrement, confier mes données persos à un OS développé par un gouvernement qui n’a qu’une seule idée, surveiller tout le monde, ca me fait très peur …
    Et hop, on est revenu à la Corée du Nord 🙂

    Jim :

    Salut,

    C’est pourtant très clair que c’est voué à l’echec.
    Tout simplement pour une question de confiance: peux-on avoir confiance en des menteurs?

    Regardes la loi surveillance: ils nous disent que ils n’analysent que et uniquement les méta-données… Pourtant , ils veulent mettre des bacdoor et empecher le chiffrement!?! Il y a contradiction.

    Donc leur OS, il est mort-né. Pas confiable.

    Machin :

    Ils pourraient monter une équipe pour auditer SELinux…

    Machin :

    Ou contribuer au kernel, à wayland, debian, etc.

    Haptism :

    @TimCruz : je dis qu’elle est vouée à l’échec. Avoir un énième Linux, qu’est-ce que ça changera ?

    Pourtant tu réponds « pourquoi pas » quand ca t’arranges, alors pourquoi pas s’affranchir partiellement du support d’ubuntu pour les parcs infos de l’éducation et des gendarmes. Se permettre du sur mesure ?

    Pourquoi « n »Ubuntu existe ? On peut tout à fait « apt-get install KDE/Slip/BoxER » ?

    Pourquoi un fork de debian sans systemd ?

    Pourquoi se refuser une flexibilité qui peut apporter ses avantages, sans réellement introduire de défauts ? =/

    mat :

    @Haptism : La flexibilité existe déjà au travers de la multitude de distributions GNU/Linux présentent depuis de nombreuses années et donc régulièrement entretenues/améliorées(tant sur le système en lui-même que sur l’ergonomie) par une communauté qui ne se reconnait pas d’un patriotisme caché (elle est plutôt cosmopolite pour le coup), ce patriotisme qui n’est pas subtile de la part de notre gouvernement/assemblée qui n’a plus d’idée pour se donner une image compétente dans la dimension numérique.

    Cette dernière idée, avec l’OS souverain, équivaut à tenir une pancarte bien haute avec marquée « Je n’y comprends rien, je n’ai pas réfléchi longtemps à la question mais je tiens à poser ma pierre (avec l’aide de l’argent des citoyens qui n’ont rien demandés) ».
    Quand à imposer cette pierre, ça ne risque pas (à moins de subir une dérive totalitaire comme expliqué dans l’article).

    Les intentions, il faut le répéter à chaque fois, ne suffisent pas à rendre une idée bonne. C’est pour cela qu’on répète souvent que l’enfer est pavé de bonnes intentions. Ça semble être un bon gros cliché et pourtant ça s’applique à tellement d’intentions venant des politiques (entre autres).

    Katsono :

    @Haptism : il a cependant raison, et toi aussi. L’erreur se trouve sur cet Ubuntu en vers lequel il est biaisé. Je ne vais pas rouvrir un débat qui ne mènera à rien, car les utilisateurs de ce Linux lucratif sont très bornés, mais je suis honnêtement déçu qu’autant de blogueurs français s’y limitent encore et l’acclament-même.

    Autant ça passait avant 2010, quand ce n’était vraiment qu’un HandyLinux, mais de nos jours cette distribution n’a plus aucun mérite, si ce n’est être un trompe-l’œil et une mauvaise introduction à Linux.

    #0.8 | SWEETUX :

    […] @ Geek De France.fr » Un OS made-in-France. Échec en perspective? […]

    jerome :

    Bonjour

    Je suis utilisateur d’OS linux depuis quelques temps chez moi et je salue toutefois le principe et la volonté du gouvernement. Toutefois il ne s’agit que d’une annonce pure et simple… Je n’ai pas confiance dans le gouvernement. Il a récemment fait des affaires avec Google, plié sous Facebook… donc exit !

    Par contre là o il faut être le plus vigilant pour les données persos c’est sur smartphone… Je ne comprends pas pourquoi il n’y a rien de fait Google tient Android et Apple son OS..tous les 2 sont réputés pour collecter des données persos…
    Moi j’ai pris une autre alternative : UBUNTU TOUCH (ok c ubuntu ..mais au niveau donné…tout est bouclé !)

Laissez un commentaire

Catégorie(s): Dossiers