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5 logiciels libres incontournables

juin 24th, 2010

En commentaire à l’article Non, je ne vais pas parler de la keynote Apple WWDC2010, Derw faisait remarquer qu’il avait du mal à trouver chaussure à son pied dans le monde libre.

open_source_bart

Dans ce contexte, j’ai décidé de participer comme je peux à la propagande de l’informatique open source en revenant sur les pépites de l’informatique libre. Dans ce premier article, je reviendrai sur 5 incontournables open-sources :

1. VLC media player

On ne peut pas passer à coté. Videolan VLC media player est capable de lire sans problème l’immense majorité des formats vidéos et audios. Pas besoin de se battre avec l’installation et le réglage de codecs, VLC les gère nativement. Depuis sa version 1.1.0, VLC est même capable d’exploiter les capacités de votre carte graphique pour décoder la vidéo HD.

VLC

En plus d’être un des lecteurs audio/vidéo les plus complets, VLC est l’un des plus légers. Il sait très vite se faire oublier tant il ne prend pas de ressources. Il n’est pas pauvre en fonctionnalités : streaming, screencast, acquisition, etc. VLC est un vrai couteau suisse. Pour télécharger VLC, vous pouvez vous rendre ICI.

 

2. Mozilla Firefox

Je ne le dirais jamais assez : Mozilla Firefox est sans doute un des (si ce n’est le) meilleurs navigateurs web. Modulable, sécurisé, puissant, stable et respectueux des standards, Firefox est plein d’avantages.

firefox-condom

Certains lui reprocheront de s’être laissé distancer en terme de rapidité par ses concurrents mais la version 4.0 à venir devrait rectifier le tir. Pour télécharger Firefox, vous pouvez vous rendre ICI.

 

3. Open Office

Quand on parle suite bureautique, tout le monde pense Microsoft Office. Microsoft est en effet le leader de ce segment. Pourtant Open Office est un sérieux challenger. D’ailleurs, nombre d’administrations françaises ont migré leurs parcs sous Open Office. Selon tata Albanel, il fait même firewall, un must! 😉

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La suite Open Office est parfois moins intuitive que son concurrent propriétaire mais fait de sérieux efforts à ce sujet. Pour télécharger Open Office, vous pouvez vous rendre ICI.

 

4. 7-Zip

A l’instar de WinZip ou WinRAR, 7-ZIP est un outils de compression/décompression. Il est léger et gère la majorité des formats de compression. Que demander de plus!

7ziplogo Pour télécharger 7-Zip, vous pouvez vous rendre ICI.

 

5. The Gimp

The Gimp est l’alternative libre la plus probante à Adobe Photoshop. Il n’est pas toujours simple d’utilisation mais Photoshop non plus. C’est un outil professionnel accessible à tous. Il est nettement moins gourmand en ressources que Photoshop et encore moins en place sur le disque dur!

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Qui plus est, il existe une multitude de scripts qui peuvent être greffés à The Gimp pour lui adjoindre d’autres fonctionnalités. Pour télécharger The Gimp, vous pouvez vous rendre ICI.

 

Ces 5 logiciels ne sont qu’une goutte d’eau dans le monde de l’informatique libre mais ce sont sans doute les plus grands incontournables. Ils sont tous disponibles pour Windows, Mac et Linux. Je vous parlerai dans plusieurs articles d’autres  logiciels libres incontournables qui valent largement leur équivalents propriétaires. Vous pouvez d’ailleurs également vous rendre sur l’excellent site de framasoft qui saura vous faire découvrir nombre de logiciels libres qui peuvent répondre à vos besoins.

Cathegorie(s): Dossiers, Software

Et si Google était en train de réussir là où Apple et Microsoft ont échoué?

juin 10th, 2010

C’est la question que je me suis posé en regardant mon LG GW620 sous Android. Quand on me demande mon ressenti sur le modèle, je réponds “C’est pas mal, c’est Android, mais ca reste de l’entrée de gamme!”.

gw620-main

Alors que beaucoup prêchent la suprématie de Apple sur le marché des Smartphones, j’ai moi, plutôt l’impression que Google est en train de petit à petit réussir ce que RIM, Apple ou Microsoft ont échoué à faire : conquérir le grand public.

Jusqu’il y a encore peu, le Smartphone était un objet de fantasme pour les pros ou les geeks. Parce que trop chers, assez fermés, difficiles d’utilisation, ces modèles n’attiraient pas l’œil de Monsieur-tout-le-monde. Souvent un PDA, bien moins cher, suffisait à l’usage “agenda électronique” des premiers Smartphones. Pourtant, les modèles de Smartphones sous Windows Mobile, Symbian ou Blacberry étaient bourrés d’avantages mais ne savaient pas séduire le grand public.

Et puis est arrivé l’Apple, first gen’. Ses détracteurs l’ont souvent comparé à un téléphone (il fait pas les MMS, il a pas la 3G, etc.) et non à un Smartphone, à tort. Mais Apple visait bien plus le marché du Smartphone que celui du téléphone portable. Avec les générations d’iPhone, et les évolutions de la technologie aidant, Apple a su faire de son iPhone un incontournable. Il est depuis LA référence en matière de Smartphone. Qui plus est, Apple a bien veillé, à renfort de gros coups de pub, à en faire l’objet à la mode, réussissant par le fait à intéresser le grand public à son modèle.

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Mais malgré tout,  l’iPhone est resté un objet très cher, qui fait fantasmer les ados et frémir les banquiers. A 150€ avec le plus gros forfait des opérateurs, pour un modèle 3GS 16Go, le bébé n’est pas offert.

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Du fait, l’engouement de beaucoup est refroidi par les finances. Malgré tout, Apple, fort de sa position de quasi monopole, commençait à sérieusement grignoter le marché des Smartphones, à partir du haut du panier. Et puis est arrivé le challenger que personne n’attendait : Google!

Avec son Android, le géant de la recherche a été accueilli comme un réel souffle nouveau. Peu crédible au début, il commence à devenir omniprésent. Actuellement, la majorité des Android Phone, qui tournent encore sous les versions 1.5 et 1.6, est majoritairement en dessous des capacités techniques de l’iPhone. Toutefois, il offre une réelle alternative au téléphone de la pomme.

android-logo

Si les premiers modèles proposés, notamment par HTC, étaient très chers, ils ont su eux aussi créer l’engouement et maintenant le grand public peut avoir le cœur qui balance entre 2 tendances : l’iPhone ou l’Android Phone (oui je fais un raccourcis et zappe au passage les Windows Phone, RIM, Palm, etc. qui ne sont toujours pas dans l’esprit de monsieur-tout-le-monde).

Toutefois, comme déjà expliqué, la majorité des mobiles sous Android sont bien en dessous de l’iphone en terme de capacités techniques. Que reste-t-il donc à Google? Il reste le PRIX! Mon LG GW620 va me coûter la somme de 30€ (après 50€ de remboursement LG) avec un forfait internet à 34€/mois. Une collègue va elle s’offrir un Samsung sous Android au même prix. Elle même m’a regardé avec interrogation (je pouvais lire dans ces yeux ‘”tu sais ce que c’est toi?”) en prononçant l’appellation Smartphone. Elle ne sait pas exactement ce que c’est, mais puisqu’elle peut en avoir un… Et là, Google fait ce que Microsoft, RIM, Apple, etc. n’ont pas su faire : il engloutit le marché par le bas!

“Tu peux regarder facebook avec ton iPhone à 200€? Moi aussi avec mon Android Phone à 30€!”. “T’as plein d’appli pour ton iPhone à 200€? Moi aussi avec mon Android Phone à 30€ (et moi la plupart sont gratuites)! »

Qui plus est, Google fournissant la couche logicielle et non matérielle (exception faite, et encore, du Nexus), les utilisateurs ont le choix du modèle et de la marque. Cela permet à Google de proposer un imposant catalogue de gphone quand il n’existe que quelques iPhone, Blackberry, etc. Bon, la balance changera peut-être quand dans quelques mois sortiront les premiers Windows Phone, mais en quelques mois Google est capable de beaucoup.

Cathegorie(s): Dossiers, Hardware, Software

Les pérégrinations d’un geek au travail : Genuine Avantage

juin 9th, 2010

Aujourd’hui, je vais vous parler de moi. Enfin, en parlant de moi, je pense, via la situation dépeinte, toucher tous les geeks au travail. Je vais vous raconter une petite histoire autour d’un système bien pénible de Microsoft : le Genuine Advantage.

 

genuine_logo

 

Je suis technicien réseau d’une PME à échelle nationale. Depuis peu, nous équipons nos nomades de portables Lenovo ThinkPad T41.

t410Ces modèles sont intéressants à plus d’un égard : puissants (core i5-430M), relativement peu encombrants (14”) et assortis d’un support 3 ans qui va bien pour les entreprises. Qui plus est, ceux-ci seront nos premiers modèles sous Windows Seven. Ma première grosse surprise est de constater que les machines sont livrées en Anglais, sans CD de ré-installation, ni de numéro de licence, rendant ainsi impossible une réinstallation sans acheter (!) les CD de restauration Français auprès de Lenovo via notre grossiste.

vistalizator

A tout problème sa solution, on applique un pack de langue sur le poste avec l’utilitaire Vistalizator (puisque Windows Seven Pro ne permet pas le changement de langue par défaut). Fin des hostilités me direz vous? Que nenni! Microsoft nous réserve une autre surprise : Genuine Advantage.

pirate

 

Genuine advantage est le programme qu’a mis en place Microsoft pour lutter contre les vilains pirates qui l’empêchent de faire encore plus de profits en installant de façon illégale ses logiciels. Ce programme avait fait grand bruit lors de sa mise en place il y a quelques années notamment parce qu’il se déploie sur nos poste via Windows Update. Le principe est simple : si toi, vilain barbu aux doigts crochus, tu installes un logiciel non acheté et que tu fais les mises à jours Windows Update, tu seras alerté puis, à terme, ne pourras plus utiliser le produit concerné.

Alors, pourquoi je vous parle du Genuine Advantage? Parce que mes utilisateurs sous 7 m’appellent tous parce que Microsoft les informe que leur licence Windows 7 n’est pas légale! Ouch! Outre la crédibilité du service qui en prend un coup, on n’a pas de temps à perdre avec ce genre de bêtises!

genuine2

Prise en main à distance, réinitialisation des paramètres de licence avec slmgr, changement de la clé avec notre clé VLK (volume licence key), ré-activation de Windows : rien à faire, Microsoft persiste : “votre Windows Seven n’est pas officiel”. Après quelques réflexions et échanges avec notre grossiste, mon chef a un flash : “ton pack de langue!”. Mais c’est bien sûr : Vistalizator ! Au détour de forum, il s’avère que oui, les pack de langues Vistalizator, s’ils ne sont pas installés d’une certaine façon, sont considérés par Microsoft comme un crack de son système d’exploitation.

Microsoft a en effet durci récemment sa politique de traque des vilains pirates et a diffusé une mise à jour recensant une pléthore de contournements du licening de Windows Seven. Là où c’est franchement drôle c’est que je connais bon nombre de postes équipés d’un Seven craqué qui, eux, ne sont pas confrontés au moindre problème… Bon dans mon cas, une réinstallation du pack de langue en spécifiant bien qu’il doit être déployé en mode “Internal” et non en Express” règle mon problème.

vistalizator

N’empêche que la manipulation me coute 30/40 minutes par poste (sans compter le temps perdu à trouver la cause du problème). Merci Microsoft!

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Moralité, si vous utilisez le très bon Vistalizator, installez bien votre pack de langue en “Internal” sinon il vous en coutera quelques heures de bataille avec le programme Genuine Advantage!

 

Ah mon dieu qu’c’est palpitant
Toute cette informatique
Ah mon dieu qu’c’est palpitant
Mais qu’est ce qu’on perd comme temps

Cathegorie(s): Dossiers, Software

Pourquoi il ne faut pas quitter Facebook!

mai 31st, 2010

quitter_fb

C’est aujourd’hui que plus de 27000 personnes se sont engagés à quitter Facebook, très controversé en ce moment. Pourtant, je persiste à penser que ce n’est pas la meilleure idée à suivre.

Pourquoi ne pas quitter facebook?

Plus de 27000 personnes quittent facebook, oui, mais la moitié pour de mauvaises raisons. La première est l’effet “mouton de panurge”. Les médias crient facebook c’est mal, TF1 en rajoute une couche pour mettre sous projecteur l’”info” à ne pas louper des apéros facebook et tout le monde veut quitter le réseau social. Par contre, ces mêmes personnes ne sauraient réellement expliquer pourquoi si ce n‘est que l’impression les gagnent que c’est le on choix à faire.

mouton

Pourtant, les bonnes raisons de quitter facebook existent et quelques acteurs les ont défendus avec brio sur la toile : inutilité absurde, vie privée bafouée, système totalement fermé informatiquement parlant, contrôle impossible mais effets de bord abusifs, etc. J’ai plus de mal à donner tord à ceux qui sont motivés par de réels idéaux dans leur choix. Mais, je le fais quand même et reprendrai brièvement ces quelques points.

1. inutilité absurde

Oui! Au même titre, que 90% de la technologie à laquelle sont attachés les geeks. Et si effectivement, les groupes plus nombreux et débiles chaques jours, les jeux stupides et les questionnaires en carton font de facebook une vaste poubelle, il reste au réseau social une vocation inchangée : les contacts. J’ai souvent déménagé, parfois assez loin (500km), et facebook m’a permis de garder contact sans trop d’efforts avec beaucoup d’amis.

demenagement

De même, j’ai pu retrouver des copains d’école que je n’avais pas revu depuis des années et si je ne les reverrai pas plus maintenant, ca m’a fait plaisir d’avoir des nouvelles. Après, libres à nous de faire le tri dans l’application faite du site.

Facebook m’est aussi utile à autre chose : il me fait une pub gratuite pour Geek de France. Face au temps et à l’investissement que me coute ce site, je ne cracherai jamais sur de la pub facile.

2. vie privée bafouée

C’est sans doute le point qui a été le plus reproché récemment à facebook. Déjà, rappelons que l’effort a été fait et que maintenant sécuriser son profil est chose plus simple.

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Ensuite, même quand le site était une passoire à info privée, une chose très simple réglait le problème : ne pas publier ce que l’on ne veut pas voir affiché partout. Simple comme bonjour.

3. système totalement fermé informatiquement parlant

Là, il est vrai que la fibre libre vibre en moi et il m’est plus difficile de trouver un contre argument. Mais quitter facebook pour son équivalent libre, diaspora, qui a comme seule ambition d’être un projet libre ne suffit pas à me motiver (peut-être que lorsque le projet sera en place, je changerai d’avis). Et si ces projets sont mus par de libres idéaux, il ne toucheront pas le grand public et là encore, j’en revient à mon argument pub : une pub en centre ville touchera plus de monde que sur une toute petite route de campagne.

campagne

 

4. contrôle impossible mais effets de bord abusifs

Des employés renvoyés en raisons de commentaires sur facebook, des apéros géants qui tournent au vinaigre, des photos de jeunes peu habillé(e)s qui voyagent sur facebook… les efforts de bords de facebook sont nombreux et peu contrôlables. Et pourtant, ceux-ci ont tous un point commun : le manque de bon sens.

shadok

Il est tellement facile d’accuser l’outils quand l’usage qu’on en a fait nous met en mauvaise posture. Je ne dis pas que certains n’ont pas été piégé par le système mais je pense qu’ils sont une goutte d’eau dans l’océan.

Alors facebook, on quitte pas alors?

facebook

 

Moi, facebook, je ne quitte pas pas. C’est pour moi le moyen de garder le contact avec des amis éloignés géographiquement, c’est de la pub facile et je me refuse d’en faire n’importe quoi. Dans ce contexte, facebook s’avère rigoureusement répondre à mes besoins et je suis sûr de ne pas être le seul dans ce cas. Je respecte ceux qui quittent facebook pour des nobles idéaux. Mais pitié, Kévin le no life, cesse de dire que tu vas quitter facebook parce que t’es un rebelle. Facebook est au net ce qu’Ubuntu est à Linux, on n’aime pas les grands qui deviennent populaires. Je désapprouve la politique du géant qui tue toute concurrence mais la popularité d’une solution ne devrait pas suffire à justifier les efforts fait pour lui hôter tout crédit.

Cathegorie(s): Dossiers

Mais qui veut la peau de Mozilla Firefox?

mai 17th, 2010

Je rebondis avec cet article sur l’actualité qui entoure le navigateur Firefox en ce moment. Framablog détaille un article complet (que je ne peux que vous inviter à lire) sur le déclins de Firefox face au géant Google et son navigateur Chrome.

firefox-logo Dans cet article, l’auteur peint un sombre avenir pour Firefox, le plus célèbre navigateur libre du marché actuel. Constat volontairement alarmiste ou froides prévisions? Arrêtons nous brièvement sur quelques points liés à Firefox, à son histoire et ce qui risque d’être son futur.

[…]

Cathegorie(s): Dossiers, Software

« Canonical m’a tuer… »

mai 13th, 2010

L’actualité informatique est comme ça : il y a la petite info ludique, l’info pour adolescente & fanboys et la grosse actu. Assez étonnamment, cette dernière est très souvent délaissée par les blogs technogeek ou alors cachée dans un flot de nouvelles appartenant au deux premières catégories.

blog

La scène de l’internet de ces derniers jours illustre parfaitement  la situation. Je ne compte pas le nombre de blogs annonçants l’info croustillante de photos “inédites” de l’iPhone (catégorie adolescente & fanboys), des bigs brothers awards (la petite info ludique) ou différentes vidéos et bêtises (là aussi, la petite info ludique). Pourtant, il y a une vrai grosse information douloureuse que la majorité des bogs populaires n’a pas ou à peine traité : c’est la rumeur d’une vente de Mandriva!

mandriva-logo

C’est sûr que Mandriva à vendre, c’est moins attractif que “Apple attaque HTC”, “HTC s’allie à Microsoft et attaque Apple” ou que tout le blabla autour des iPad et iPhone 4 (mon article sur l’iPad avait d’ailleurs provoqué plus de visites en 2 jours que le reste de l’actu de la semaine). La geekerie, ce n’est plus ce que c’était, Closer devrait se lancer dans le marché, les geeks sont devenus fan de futilités ! Dommage, d’autant que ces acteurs qui ne sont pas sur le devant de la scène sont souvent les plus grands moteurs de l’innovation. En tous cas, Mandriva l’a été. Pour illustrer mes dires, je vous propose un petit voyage dans le temps.

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Back to the futur : Mandrake story board

Il y a quelques années, tandis que l’acnée me rongeait le front, la passion de l’info grandissait en moi. Dans cet élan, j’ai voulu connaitre le coté obscur de la force et me suis intéressé aux logiciels libres. A l’époque, j’entends encore les barbus attendris (Michel, si tu me lis…) me conseiller : “pour débuter, installe une Mandrake”. Mandrake, c’est l’ancien nom de Mandriva, choisit en 2005 suite à la fusion avec Conectiva et quelques déboires avec les ayants droits du célèbre magicien des années 50 Leon Mandrake.

mandrake

Mandrake Linux est le nom de la distribution GNU/Linux développée par la société francaise Mandrakesoft. Basée sur Red Hat, l’objectif de Mandrake est d’offrir un système d’exploitation stable, accessible et donc réellement concurrentiel face au géant Microsoft (à l’époque Apple n’avait pas encore beaucoup le vent en poupe). En 2005, Mandrake Linux devient Mandriva Linux avec toujours les mêmes objectifs. Drivers nombreux, communauté de développeurs importante et active, suite logicielle conséquente : pari gagné pour Mandriva qui devient LA distribution linux grand public. Je me souviens même avoir trouvé des CD Mandriva à coté des box XP à la fnac. En effet, Mandriva proposait à la vente (et propose toujours) une partie de ses produits avec un service client béton à la clé. Mandriva, forte de sa notoriété, a participé à de nombreuses innovations techniques (les premiers coups d’essai de Compiz Cube se firent sur Mandriva) et a proposé les premiers Linux réellement “out of the box”, c’est à dire exploitables sans bidouilles.

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Parallèlement à son développement sur station de travail, Mandriva propose aussi des suites serveur réputées et quasi-irréprochables, elles aussi payantes et assorties d’un solide support. Mais quand on est l’étoile qui monte, le plus dur est de le rester. Si pendant longtemps Mandriva était une des seules distributions grand public réellement efficaces, en 2004 un autre géant du libre fait son apparition : Canonical!

Canonical vs Mandriva : players fight!

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Ubuntu d’un coté, Mandriva de l’autre, les OS des deux sociétés sont de réelles pépites libres. Mais Mandriva fait des choix techniques et commerciaux qui vont lui valoir une perte de notoriété.

D’un point de vue technique d’abord, l’intégration de KDE, comme gestionnaire de fenêtre, est décrié pour sa ressemblance avec Windows et sa lourdeur. Canonical pour sa part mise sur Gnome pour sa distribution Ubuntu. Là où Mandriva, forte de son héritage Red Hat, utilise les paquets d’installation RPM, Ubuntu basée sur Debian utilise les paquets DEB et synaptics souvent plus stables. Enfin, pour un meilleur support de technologie, Mandriva la première transige avec les principes du libre et intègre des solutions non-libres à certaines de ses distributions, s’attirant ainsi les foudres des partisans de l’informatique libre.

canonical

Et puis, Mandriva se heurte à un commercial hors pair : l’entrepreneur sud-africain Mark Shuttleworth, créateur de Canonical. Là où la stratégie de Mandriva la mène vers les pays émergeants et l’Amérique centrale, Canonical s’accoquine avec Google et équipe les serveurs du géant de la recherche. Si la stratégie de Mandriva est plus “humaine” et libriste, celle de Canonical lui assure une notoriété immédiate. Même K3vin le hack3r tourne sous Ubuntu. Enfin, Ubuntu a développé une plateforme commerciale mais son OS reste avant tout gratuit (à ce sujet, la réflexion de Cyrille rappelle que beaucoup commencent à s’intéresser au monde du libre avant tout pour sa gratuité). Attention, je ne veux pas tomber dans le travers du raccourci et limiter la situation à ces quelques faits, mais ceux-ci illustrent idéalement l’affrontement de ces géants.

Alors c’est foutu pour Mandriva ?

Non et heureusement. Mandriva est toujours particulièrement active et porteuse d’innovations. Sa rapide insertion dans le marché de l’instantOS (là ou Ubuntu ne devrait pas proposer sa solution Light avant 6 mois), ou la distribution de ses solutions sur divers médias dont l’USB illustre, entres autres, son savoir faire. De plus, comme Arnaud Laprévote directeur de Mandriva l’indique sur son blog, sa société est très présente dans le monde du libre. Sa présence est de plus en plus importante en Amérique du sud et en Asie avec notamment la distribution de PC directement équipés de Mandriva. Et puis, la suite serveur de Mandriva reste une des plus réputées, notamment grâce à son support irréprochable. Après tout, comme le rappelle Arnaud Laprévote, les propositions de rachat d’une société comme la sienne sont fréquentes.

Et puis, si Mandriva doit parfois pâtir de ses choix, Canonical n’est pas à l’abri du même problème. Ubuntu aussi intègre de plus en plus de logiciels et drivers non libres, s’est fait débouté par ses utilisateurs au sujet du choix de Yahoo comme moteur de recherche et tend vers une interface mac-like décriée par les puristes. Si je pense, qu’en effet, Canonical est responsable de la perte de vitesse de Mandriva dans l’informatique grand public rien n’est encore joué. La popularité grandissante de Linux et l’arrivée d’un nouveau géant du monde Linux, Google, risque de venir encore tout changer. Souhaitons tout de même à Mandriva de garder le cap et de tenir bon, la multiplication de moteurs d’innovations ne peut en soit que favoriser l’insertion du monde libre dans l’informatique.

Cathegorie(s): Dossiers, Software

Et de 100 : l’actu-web et retour sur GDF!

avril 25th, 2010

Vous l’avez sans doute remarqué (oui, je sais vous n’êtes pas stupide, donc vous l’avez nécessairement remarqué) mais je n’ai pas beaucoup posté ces derniers jours. Cela s’explique par quelques vacances en famille coupé du monde des machines et de l’influence de Skynet.

logoEn la circonstance, je signe par ce billet, la 100ème publication du blog. En fait, ce n’est pas totalement vrai puisqu’il s’agit du 100ème post depuis la réouverture du blog il y a quelques mois. Mais bon quand même, c’est trop bien! J’en profite pour revenir sur l’actu que j’ai loupé, pour vous parler un peu plus du blog et de son avenir ainsi que de moi même…

[…]

Cathegorie(s): Dossiers, Hardware, Software, Tests

L’actu est entachée par Apple (encore…)

avril 9th, 2010

Il y a peu, Apple monopolisait l’actualité avec la sortie de son iPad. L’actu a suivi, le public aussi. Ca ne pouvait pas durer : 5 jours sans parler de la pomme, c’était trop. L’actualité du web est donc surchargée par … l’Apple Event et l’iPhone OS 4.0!

ip4 Alors, iPhone OS 4.0, qu’est ce que ca vaut?

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Cathegorie(s): Dossiers, Software

iPad : week-end pascal = week-end des cloches?

avril 6th, 2010

S’il est un événement qui n’est pas passé inaperçu ce week-end, c’est sans l’ombre d’un doute la sortie “tant attendue” de l’iPad au USA (le 03/04/2010). Plusieurs centaines de milliers de modèles se sont vendus en quelques heures. Un engouement certes moins fort que pour la sortie de l’iPhone de première génération, mais tout de même conséquent. Comme quoi, le week-en pascal est celui des cloches…

ipad_paquesJ’y vais  fort me direz vous. Oui, mais je m’explique …

[…]

Cathegorie(s): Dossiers, Hardware

Tactile : l’avenir de l’informatique?

février 25th, 2010

Cet article est une archive ré-éditée en raison de l’intérêt soulevé lors de sa première parution.

ecran-tactileEn 1963 était inventé ce qui serait le grand boum de l’informatique : la souris. Outil particulièrement ergonomique de l’interface homme/machine, la souris fut introduite dans l’univers de la micro-informatique par Macintosh et vite intégrée au monde des PC grâce à Microsoft.

Il y a peu, Steve Prentice, un analyste chez Gartner, déclarait que la souris serait morte d’ici cinq ans. Ces propos paraissaient improbable il y a encore peu. Mais les évolutions de la technologie tactile laissent présager que ce soit possible sous peu …

[…]

Cathegorie(s): Dossiers