
Avec Windows 2008 Server, Microsoft a intégré un shell particulièrement utile : PowerShell. C’est sans doute une des choses qui manquait le plus aux systèmes d’exploitation Windows pour nombre de tâches d’administrations. Mais saviez-vous qu’il est aussi possible d’utiliser PowerShell sous Linux? C’est ce que propose le projet PASH.
PASH (pour PowerShell + Bash) est le fruit de l’imagination de Igor Moonchnick. Celui-ci désirait que les applications et scripts développés en PowerShell puissent être nativement portés sur d’autres systèmes d’exploitation. Pash utilise le Framework .net 2.0 et tourne sous Linux (ou Mac) grâce à Mono.
Test sous Debian 5.0

Je me suis donc amusé à tester Pash sur un serveur Debian 5.0. Pour ce faire, dans un premier temps, il faut installer Mono :
- en ajoutant au fichier de dépôt (/etc/apt/sources.list ) la ligne :
deb http://www.backports.org/debian lenny-backports main
- puis, en installant le paquet mono-devel avec les commandes :
aptitude update
aptitude -t lenny-backports install mono-devel
Ensuite, après avoir téléchargé et décompressé l’archive Pash, l’interpréteur PowerShell peut-être exécuté avec la commande :
mono Pash.exe
On ne retrouve pas toutes les commandes de Powershell (mais j’ai aussi pris mes habitudes sous PS2.0) ni tous les comportements de l’interpréteur PowerShell sous Windows (par exemple, la flèche haut ne ramène pas la dernière commande tapée), mais bien les bases de ce shell (commandes de base, gestion des variables, etc.).
Le projet, qui est open source, est disponible pour Windows (oui oui!), Linux, Mac et Windows CE. Bon, à part peut-être pour Windows CE (embarqué sur un PDA, par exemple), je dois toutefois reconnaitre que je ne vois des possibilités que très limitées à ce portage mais je souligne la volonté d’interopérabilité (qui est une des valeurs informatiques que je soutiens le plus) qu’il représente!

Le reproche le plus souvent fait à Microsoft et sa plateforme Exchange est l’enfermement qu’elle provoque. Dans l’optique d’améliorer cette situation, la solution davmail a été développée.![]()
Voici, pour exemple, une série de scénaris envisageables avec davmail :
- accéder à vos mails, contacts et calendriers exchange depuis un client autre que Outlook (Thunderbird par exemple)
- accéder depuis un iPhone a un ou plusieurs calendrier qui vous ont été délégué (impossible par défaut depuis Hotmail)
- accéder à vos mails, contacts et calendriers exchange depuis une plateforme non Microsoft (Mac ou Linux)
Davmail est u projet libre, gratuit et disponible au téléchargement pour Windows, Mac et Linux (*.deb ou tar.gz). Davmail peut-être installé sur votre poste pour vous permettre d’accéder à votre serveur Exchange ou sur un serveur afin de servir de plateforme d’accès à différents terminaux.
Pour faire simple, le principe de davmail est de proposer un accès POP, IMAP, SMTP ou CalDav classique et de rediriger le tout vers votre Exchange.
L’installation de Davmail est très simple :
- un *.exe qui s’installera en 3 clics sous Windows
- un *.deb sous Linux Debian ou Ubuntu.
- un fichier *.app sous Mac
L’application nécessite la présence de JAVA 1.5 (ou plus) pour fonctionner. Lors de son démarrage, davmail vous demande les paramètres de votre serveur :

A partir de là, il ne vous reste plus qu’à paramétrer son client mail/messagerie selon les paramètres de DavMail en indiquant votre poste (127.0.0.1) comme serveur (ou l’IP de votre serveur davmail dans le cas de plusieurs clients pour un serveur davmail).
A noter qu’en cas d’une utilisation comme serveur davmail, il faut autoriser les accès depuis les IP distantes :

Une fois davmail paramétré et opérationnel, il va apparaitre dans votre barre des tâches sous la forme d’une icône, via laquelle on peut accéder aux logs et préférences du logiciel :
![]()
Personnellement, j’utilise davmail sur un serveur Ubuntu pour permettre à mes clients iPhone de se connecter aux différents agendas auxquels ils ont la délégation. Le fonctionnement est simple, parfois un peu long mais cela s’explique par la multiplication des étapes entre le client final et le serveur Exchange. Pour test, je me suis aussi essayé à l’accès à mes ressources Exchange depuis un client Thunderbird (avec l’extension Lightning pour le calendier) sans problèmes. Pour les accès distant, n’oubliez toutefois pas d’ouvrir et redirigeant les bons ports sur son routeur.
Je ne peux que conseiller cette plateforme qui illustre la puissance de l’open source et pose une grosse pierre sur l’édifice de l’interopérabilité des systèmes informatiques en entreprise. Vous pouvez consulter les informations relatives aux projets et différents guides de mise en place ICI.
J’ai déjà eu l’occasion de voir avec vous comment installer une police pour open office et il existe des méthodes analogues pour installer ses polices systèmes. Toutefois, si ces méthodes sont accessibles, elles ne sont pas pour autant intuitives. Dans l’optique d’un Linux encore plus simple à gérer, j’ai voulu créer un script nautilus pour installer simplement des police.
N’ayant pas été le seul à avoir cette idée, je suis tombé sur le travail très réussi de Mattia Galati qui a réalisé un script d’installation des polices. En plus, celui-ci a été traduit en Français (Sylvain Muglia). Le script en question est disponible ICI.
Installation
Pour mettre en place ce script, il vous faut télécharger cette archive et la décompresser dans le dossier ~/.gnome2/nautilus-scripts/.
Assurez vous que le script est bien exécutable en tant que programme pour son bon fonctionnement.
Maintenant voyons le fonctionnement de ce script.
Utilisation
A partir de là, l’utilisation de ce script est très simple. Il suffit de faire un clic droit>Script>Installer-une-police sur les polices que l’on veut installer. Par exemple, si je télécharger une police au format *.tif sur l’excellant site dafont.
Sur mon fichier *.tif, je fais un clic droit>script>installer-une-police et ma police va s’installer.
Une fois la police installée, on peut par exemple la retrouver directement dans open office.
Voila qui peut à mon goût particulièrement améliorer son expérience utilisateur sous Linux. Je suis un train de gouter petit à petit la portée que peut avoir sur l’ergonomie de son système l’utilisation des scripts nautilus. Après tout, si on veut participer à l’ouverture au grand publique des distributions Linux, il faut aussi les rendre plus accessible.

Je ne suis pas un roi de la grammaire et de l’orthographe mais je tente de m’appliquer un maximum. Pourtant, il y a un truc qui a le don de m’agacer, c’est de constater que de moins en moins de personnes ont cette démarche, notamment une fois sur un clavier. Alors, je me suis amusé à chercher de quoi obtenir l’aide nécessaire à l’amélioration de son français une fois sur son PC. Ce premier article traitera de la plateforme Linux, un prochain suivra sous peu pour Windows puis un autre pour chercher de l’aide directement depuis Internet.
Conjugaison : verbiste
Un très bon logiciel pour vous aider à conjuguer correctement vos verbes en français sous GNULinux est Verbiste. Verbiste est un utilitaire développé en C++, initialement pour Gnome. Son installation est assez simple, puisqu’il est disponible via Synaptics (du moins sous Ubuntu/Debian) et via cette commande :
apt-get install verbiste-gnome (précédé de sudo si vous êtes sous Ubuntu)
Pour les distributions utilisant les paquets RPM, vous pouvez les trouver en téléchargement ICI. Une fois installé, il se trouve dans les logiciels de la catégorie Bureautique ou se lance avec la commande :
verbiste
Celui-ci vous proposera la conjugaison de plus de 7000 verbes en français. Son fonctionnement est vraiment très simple : vous tapez votre verbe, il le recherche dans sa base de données et vous communique sa conjugaison à tous les temps.

Orthographe : Stardict

Stardict est lui un dictionnaire numérique très complet. En plus de proposer la définition des mots, il peut aussi en énoncer la prononciation. A tout moment on peut naviguer d’une définition à une autre en sélectionnant un mot à définir (par ex. si en lisant la définition du mot A, vous tombez sur un mot B inconnu, vous cliquez droit dessus > rechercher et il vous en affiche la traduction). Avec ce logiciel, impossible de se tromper sur le sens ou l’orthographe d’un mot.
L’installation de celui-ci peut se faire via Synaptics ou via cette commande :
apt-get install stardict (précédé de sudo si vous êtes sous Ubuntu)
apt-get install stardict-xmlittre (précédé de sudo si vous êtes sous Ubuntu – pour avoir le dictionnaire français Le littré)
Une fois installé, vous pouvez le retrouver dans les applications de la catégorie Accessoires ou le lancer avec la commande :
stardict
Le littré reste une référence des dictionnaires (du moins en ligne). Par contre, il ne s’agit pas d’un dictionnaire grand public du type Larousse ou Robert alors ne cherchez pas les néologismes du siècle comme kiffer ou geek. Vous ne les trouverez pas et c’est tant mieux!

Vous pouvez aussi rajouter d’autres dictionnaires (en d’autres langues ou d’autres versions) à Stardict. Ceux-ci sont accessibles au téléchargement ICI.
Remarque : Il y a une chose que je n’ai pas trouvée ; c’est un logiciel gratuit et open-source nous guidant dans les règles grammaticales françaises. Si vous en connaissez un, n’hésitez pas à me le faire savoir, je ne manquerai pas de mettre à jour cet article.
Voici de quoi vous appuyer pour améliorer votre prose numérique sous Linux. Cela ne nous empêchera pas de faire des fautes, parfois grosses, mais nous aidera petit à petit à en réduire le nombre. Je publierai la semaine prochaine les seconde et troisième parties de cette série, pour Windows et depuis Internet.

Note aux lecteurs du planet-libre : si vous désirez consulter ces articles, il faudra vous rendre directement sur Geek de France puisque pour respecter la charte du planet, ils n’y seront pas publiés.
Note à tous les lecteurs de cet article : si vous trouvez des fôtes (autres que celle-ci) dans mon article, faites le moi remarquer en commentaire. C‘est un moyen amusant de pointer du doigt le fait que je mérite un bonnet d’âne!
Notre petit échange avec cyrille n’est pas passé inaperçu puisqu’il nous a même valu une caricature de geektionnerd :
Avec ce commentaire : « Moi-même, je suis assez divisé sur le sujet. J’avoue que je ne cracherais pas sur quelques jeux de qualité sur Gnunux, mais ça reste du non-libre… L’article a été un peu inspiré par ce que j’ai pu lire entre TimCruz et Cyrille Borne par l’intermédiaire du Planet Libre, merci à eux pour ces petits trolls débats qui ne sont jamais dénués d’intérêt ![]()
Bon, en tout cas, je suis toujours un peu exaspéré par les gens qui nous disent « mais si, on peut très bien jouer sur Linux, y’a plein de jeux ». Alors oui, y’en a plein, mais autant Firefox défonce Internet Explorer en qualité, autant aucun jeu libre n’arrive à la cheville ce qui se fait en propriétaire (que ce soit en graphismes, scénario – quand il y en a un, ce qui est rare – ou en gameplay…). Ce n’est pas une attaque contre les projets libres en question qu’on ne peut que soutenir et qui font bien ce qu’ils peuvent, mais un simple constat. Malgré ma défense acharné des systèmes libres types Gnunux, je suis obligé de le dire, « gamers, passez votre chemin ». En espérant que ça finisse quand même par changer… »
Comme quoi, un échange d’article, ca devient vite amour, gloire et beauté! En tous cas, Cyrille souligne un point que je vais prendre partie d’appliquer. Mon point de vie n’étant pas répréhensible ni immodéré, je ne le justifierai plus par un article.
Cet article est une révision de celui-ci dans lequel j’ai commis certaines maladresses. Je vais donc tenter de rectifier le tir… Les nouveaux éléments seront en gras.

Suite à mon article sur l’échec de Steam sous Linux, je m’étonne des sentiments qu’il éveille. C’est marrant de voir que dire une chose en pensant blanc peut-être compris noir. Outre les commentaires, j’ai même été repris par Cyrille Borne himself (la classe!).

Cyrille Borne, si vous ne connaissez pas, c’est un peu le Jean Yann (même s’il préfèrerait être comparé à Bacri lequel est plus vivant et moins souriant à son goût) de l’informatique open source, un ronchon cynique, et pourtant toujours très drôle. De bon conseil, j’envie les élèves qui passent le B2I avec lui. Sa longue participation au Planet Libre a cessé il y a peu. Pourtant, j’aimerais clarifier mon point de vue : Bien entendu je déplore que Steam ne soit pas porté sous Linux, bien entendu j’aimerais qu’il y ait plus de logiciels portés sous Linux, sauf qu’en le disant je ne fais que défoncer une porte ouverte: tant de blogs le disent déjà! Pourtant à chaque situation on peut décider de voir le verre à moitié plein ou à moitié vide! Via ma petite prose j’essayais de le remplir, ce verre. Si à toute chose malheur est bon, ce proverbe s’applique dans le cas de Steam par la latitude que son non-portage sous Linux apporte à certains projets open sources. Je ne dis donc pas qu’il est une bonne nouvelle que Steam ne soit pas porté sous Linux, je dis juste que ce n’est pas que négatif.

Je ne veux en aucun cas que le librisme soit de l’intégrisme qui nous isole du reste du monde, c’est à l’encontre même de ma vision de l’informatique! S’il ne me servait à rien de dire la même chose que tous les autres en la circonstance, mes articles en général tendent à prouver les possibilités d’interopérabilité et à montrer les avantages de toutes les solutions (même pour Mac je fais un effort,si, si!).

Pour illustrer la situation: j’utilise tant Windows que Linux, je rédige même mes articles avec Windows Live Writer qui est pour moi le meilleur client blog qui existe. Professionnellement j’administre des serveurs sous Windows 2003 et 2008 Server ainsi que sous Ubuntu, Fedora, Debian. Mon PC Media Center tourne sous Windows 7, mon netbook sous Ubuntu Netbook Edition, et le PC fixe est en dual boot XP/Ubuntu! Pour moi l’informatique open source tel que la définie la FSF est étroitement liée à une philosophie de libre choix, d’autant que chaque situation est unique. Si je fais le choix de favoriser l’open source, ce ne sera pas sans pragmatisme. Pour mieux me comprendre, je vous invite à relire mon article sur la philosophie des systèmes d’exploitation.

L’informatique open source telle que la prêche FSF est mon idéal informatique. S’il fallait commencer de 0, c’est elle que je choisirai de bâtir. Toutefois, l’informatique existe depuis longtemps et s’est construite sur un tout autre domaine, très propriétaire. L’informatique est aussi devenu un outil incontournable, notamment professionnellement. Que l’on aime ou pas ce qu’elle est devenue, on doit faire faire avec ce qu’elle est et tenter de la faire évoluer. En ce sens, je pense que la FSF est en échec (en partie du moins). Pour m’expliquer je vais prendre l’exemple des voitures :
On pollue beaucoup trop, c’est un fait. J’aimerai ne pas polluer et donc ne pas utiliser ma voiture pour aller au travail tous les jours. Or nous sommes dans une société qui ne peux plus vivre sans voitures. Et même si j’avais les moyens de me payer une voiture électrique, elle serait aussi polluante en une certaine façon (création, assemblage, acheminement, etc.). De fait, j’ai fais le choix de m’acheter une voiture reconnue comme polluant peu, je vais faire mes courses à pieds quand je le peux et modère ma conduite quand j’emprunte mon véhicule pour moins polluer/consommer. Suis-je pour autant un usager qui agit à l’encontre de mes principes? Évidement! Ai je le choix? Pas vraiment…

De même pour l’informatique. Si je suis de cœur attaché à l’open source, l’informatique est pour moi un outils avant tout. De fait, si je dois faire des compromis pour un mode de vie raisonnable avec mon auto, j’en fais autant avec mon PC. J’utilise les logiciels open sources tant que je peux, j’encourage les autres à en faire autant. Mais, tant qu’une solution open source ne saura pas répondre à un BESOIN, j’utiliserai un code propriétaire pour y arriver. Est-ce moins raisonnable que de rouler en voiture alors que je ne veux pas polluer? Non! Ai-je le choix? Pas plus!
Si certain vivent en autarcie totale (communauté Amish ou même neo-hyppie ultra concerné par la cause), moi je ne le peux pas. De même, je ne suis pas un “autarcique informatique”. Me jette-t-on des pierre quand je parle auto? M’assassine-t-on de reproche? Non! Pourquoi alors serait-ce normal pour l’informatique open source?
Comprenez par cet article que je ne cherche pas à me justifier, simplement je ne peux pas être présenté comme l’icône barbue du libre. Cyrille, tu m’as lu une fois, j’espère que tu continueras. Pour reprendre une formule que tu as employée: “n’hésites pas à me citer, c’est de bon goût”! Quant aux autres, cet article peut être vu comme le préambule à tous mes articles open source qui ne sont le reflet que d’une facette d’une situation. Gardez l’esprit ouvert!

Bad-Cyrille, tu y retrouveras encore à redire (mais je suis maso, je n’attends que ça), Christophe aussi. Mais je pense avoir été plus clair, moins maladroit et avoir corrigé mes erreurs sémantiques sur l’emploie du terme “libre”.

Suite à mon article sur l’échec de Steam sous Linux, je m’étonne des sentiments qu’il éveille. C’est marrant de voir que dire une chose en pensant blanc peut-être compris noir. Outre les commentaires, j’ai même été repris par Cyrille Borne himself (la classe!).

Cyrille Borne, si vous ne connaissez pas, c’est un peu le Jean Yann de l’informatique libre, un ronchon cynique, et pourtant toujours très drôle. De bon conseil, j’envie les élèves qui passent le B2I avec lui. Sa longue participation au Planet Libre a cessé il y a peu, écœuré par l’intégrisme de certains libristes, de ce que j’en ai compris. Alors il est évident qu’il ne pouvait que réagir négativement à mon article!
Pourtant, j’aimerais clarifier mon point de vue. Bien entendu je déplore que Steam ne soit pas porté sous Linux, bien entendu j’aimerais qu’il y ait plus de logiciels portés sous Linux, sauf qu’en le disant je ne fais que défoncer une porte ouverte: tant de blogs le disent déjà! Pourtant à chaque situation on peut décider de voir le verre à moitié plein ou à moitié vide! Via ma petite prose j’essayais de le remplir, ce verre. Si à toute chose malheur est bon, ce proverbe s’applique dans le cas de Steam par la latitude que son non-portage sous Linux apporte à certains projets libres.

Je ne veux en aucun cas que le librisme soit de l’intégrisme qui nous isole du reste du monde, c’est à l’encontre même de ma vision de l’informatique! S’il ne me servait à rien de dire la même chose que tous les autres en la circonstance, mes articles en général tendent à prouver les possibilités d’interopérabilité et à montrer les avantages de toutes les solutions (même pour Mac je fais un effort,si, si!).

Pour illustrer la situation: j’utilise tant Windows que Linux, je rédige même mes articles avec Windows Live Writer qui est pour moi le meilleur client blog qui existe. Professionnellement j’administre des serveurs sous Windows 2003 et 2008 Server ainsi que sous Ubuntu, Fedora, Debian. Mon PC Media Center tourne sous Windows 7, mon netbook sous Ubuntu Netbook Edition, et le PC fixe est en dual boot XP/Ubuntu! Pour moi informatique libre veut aussi dire libre de son choix, d’autant que chaque situation est unique. Si je fais le choix de favoriser le libre, ce ne sera pas sans pragmatisme. Pour mieux me comprendre, je vous invite à relire mon article sur la philosophie des systèmes d’exploitation.
Comprenez par cet article que je ne cherche pas à me justifier, simplement je ne peux pas être présenté comme l’icône barbue du libre. Cyrille, tu m’as lu une fois, j’espère que tu continueras. Pour reprendre une formule que tu as employée: “n’hésites pas à me citer, c’est de bon goût”! Quant aux autres, cet article peut être vu comme le préambule à tous mes articles “libres” qui ne sont le reflet que d’une facette d’une situation. Gardez l’esprit ouvert!


Korben et Numerama relaie la nouvelle : Valve ne désire pas encore porter steam sous Linux. Si les joueurs s’en plaindront légitimement, je trouve la nouvelle bonne pour l’open source en lui même. Je m’explique :
Steam est sans doute une des plus célèbres plateformes de jeux vidéos en ligne. Son catalogue est tout bonnement pharaonique. Ne pas vouloir se porter sous Linux s’explique facilement par le nombre de joueurs sous Linux encore trop faible par rapport à l’engagement financier en R&D que représente le développement pour une nouvelle plateforme. Après tout, Steam vient seulement d’être porté sur Mac! C’est donc la déception pour les gamers et une pierre de plus au maintien de l’hégémonie de Microsoft et Apple.

Pourtant, la nouvelle est bonne sous plusieurs aspects. Dans un premier temps, rappelons que philosophiquement Steam et les jeux Valve n’ont rien d’open source. De fait, une levé de bouclier aura nécessairement lieu si on commence à injecter du code propriétaire sur nos postes GNU/Linux. Canonical en sait quoi. De fait, en ne s’implantant pas sous GNU/Linux, Valve s’épargne bien des polémiques liées à sa politique logicielle. C’est ici un choix stratégique qui aura l’avantage de protéger son image et satisfaire les libéristes convaincus.

Ensuite, l’arrivée d’une plateforme telle que steam risquerait de porter un coup à divers initiatives de jeux vidéos open sources. Ceux-ci se verraient voler toute notoriété au profit d’une plateforme fermée. La mort de ces projets sera vraiment dommageable. Parmi ceux-ci, citons , par exemple O.A.D., clone open source de Age of Empire
ou encore Cube, fps basé sur le moteur quake.
Ces jeux open sources tentent de gagner petit à petit de la notoriété. Il est presqu’évident qu’elle serait perdu d’avance face au géant Valve. bien sûr, ces jeux sont bien en dessous, techniquement ou graphiquement, de leurs homologues propriétaires mais ils sont open sources.
Que les joueurs se rassurent PlayOnLinux, l’émulateur de jeux Windows basé sur Wine, saura vous apporter une expérience de jeux sous Linux. D’ailleurs les jeux portés sur Playonlinux sont chaque jours plus nombreux.

Du reste, je pense avoir été plus clair par ce développement : oui, ne pas porter steam sous Linux est décevant mais cela peut aussi être considéré comme une victoire ou un tremplin pour les logiciels (et le jeu) open sources. D’où ce titre Joueur 0 – open source 1.
Depuis, mercredi dernier, Backtrack 4 release 1 est ouverte au public. Cette version a été distribué dans un premier temps aux participants des conférences Blackhat et Defcon (conférence sur la sécurité informatique).
Pour ceux qui ne connaissent pas Backtrack, c’est une distribution GNU/Linux orientée sécurité. Elle est basée sur Ubuntu depuis la version 4 (Slackware avant) et intègre tous les outils pour mettre à l’épreuve la sécurité des réseaux.
Cette release intègre:
- le noyau 2.6.34 qui accélère les temps de réponse de l’interface graphique
- les mises à jour de certains logiciels
- la compatibilité avec encore plus de matériel
- et l’ajout de l’environnement Fluxbox
Si vous souhaitez la télécharger c’est ici (elle existe en image ISO et VmWare).
Le système Meego (née de la fusion Moblin/Maemo) Tablet Edition se dévoile une peu sur la toile via une vidéo. Celle-ci illustre les capacité de cet OS qui pourrait très bientôt offrir une solide concurrence à Android, Ubuntu Netbook Remix (sur tablette PC) ou encore iOS ou Windows 7 (toujours sur tablette PC).
De ce qu’ion y voit : la gestion du multi-touch est parfaite, l’OS s’appuie sur l’appup d’Intel pour l’ajout de logiciels supplémentaires et il intègre nativement les fonctionnalité web/multimédia qui feront 90% des usages des tablettes tactiles (ou “ardoise numérique” comme il semble être la mode de dire). J’ai hâte personnellement de voir cet OS tourner. J’ai été un peu déçu par la version netbook qui pourtant est bien finie. Mais ayant utilisé Maemo sur feu mon n770, je sais que cet OS a ce qu’il faut pour devenir un os majeur pour tablette tactile.
Voici la vidéo :
Via GroGeek















